SECOND MÉMOIRE. 33
» Il me reste encore à parler des moyens de se pro-curer beaucoup de noyaux.
» L’arbre en produit une quantité prodigieuse ; ce-
f jendant, quand je commençai de le cultiver à Ma-esherbes, j’en trouvai fort peu dans le teins de lamaturité : les oiseaux, très-avides de ces cerises,n’en laissaient presque aucune. Je fus obligé, uneannée, de faire couvrir quelques vieilles souches d’unfilet.
» Je n’ai plus cet embarras aujourd’hui. Il y a millefois plus de sainte-lucie dans le pays , et la quantitéd’oiseaux est demeurée la même ; ainsi ce qu’ils enmangent à présent n’est pas sensible ».
On confond quelquefois, même en Lorraine , lemahaleb avec le padus ou le cerisier à grappes, qu’ony nomme putier ; sa Heur a encore une odeur plusforte que celle du mahaleb. On fait avec le putier dela marqueterie charmante , et dont les veines sonttrès-variées, lorsqu’on le scie diagonalement. Je n’aiencore pu me procurer du cerisier à grappes d’assezgros volume pour le bien décrire. C’est le prunuspadus de Linné . Miller en a vu de 9 à 10 pouces dediamètre , et parle d’un padus de Virginie ( prunusVirginiana !.. ) qui s’élève avec une grosse tige à lahauteur de 10 à i3 pieds, « dont le bois, agréable-» ment veiné en noir et blanc , se polit parfaitement» et sert souvent à faire des meubles ».
TAXÜS BACCATA L.
1 E.
L’if est le plus beau des bois indigènes que les ébé-nistes puissent employer pour le placage et la mar-queterie. Il souffre la comparaison avec la plupartdes bois que nous faisons venir à grands frais desIndes pour le même objet.
La couche peu épaisse de son aubier, d’un blancéclatant,, et très-dur, recouvre un bois plus dur-2 3