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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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36 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS,

n’a été que d’une ligne faible sur chaque face. Ainsison volume n’a diminué tout au plus que d’un qua-rante-huitième plus un cent vingt-huitième. C’est laplus faible des retraites que j’ai observées.

I/if pesait, vert, 80 livres 9 onces ; il pèse , sec,61 livres 7 onces 2 gros par pied cube.

M. de Malesherbes a bien voulu me communiquersur l’if les observations suivantes :

« J’ai planté des ifs dans quelques-uns de mes bois;ils y croissent dans des terrains secs et calcaires, maisils ne me paraissent pas disposés à devenir jamaisgrands. Dans l’hiver de 1789, quelques-uns de mesjeunes pieds ont péri. Le môme accident 11’est pointarrivé au jardin du Roi.

» En Suisse je n’ai pas trouvé d’ifs sauvages , maison m’a assuré qu’il y en avait, et que son bois, qu’ony regarde comme incorruptible , est estimé. Hallerdit seulement qu’il n’est pas rare dans les forêts peuconnues , in obscuris sjlpis , et sur le bord despréci-pices ; mais qu’il est plus connu par l’usage qu’on enfait dans les jardins, et qu’il y en a quelquefois quiont un pied de diamètre.

» Haller rapporte ce que les auteurs anciens, César,Pline, Dioscoride , ont dit de la qualité vénéneuse desfruits de cet arbre , et même de son ombre. Il paraîtn’y pas ajouter foi, et il n’a jamais ouï dire qu’il ensoit arrivé aucun accident (1).

(1) Malgré l’opinion de Haller , il me semble qu’on ne peut révoqueren doute , au moins , la qualité vénéneuse du feuillage de l’if, d’après lesautorités de Pline , de Césav , de Dioscoride , et les témoignages desmodernes ouc j’ai cités. Suivant toute apparence , cet arbre ne se trouverelégué aujourd’hui dans les forets peu fréquentées et sur le bord des pré-cipices , que parce qu’il empoisonne le bétail.

Dans un traité sur la disette des bois , imprimé dans les me'moires dola société économique de Berne , année 1761 , tome II , page ,l’auteur nous apprend que l’if croit dans quelques montagnes de la Suisse ,et en particulier derrière Bienne , où les paysans l’appellçnt eybenbauin,« Cet arbre , dit-il , ne vient pas grand lorsqu’il se trouve dans des lieuxj> stériles , comme cela est ordinaire ; mais , s’il est placé dans un bon» fonds , et isolé , on voit des pièces dont le tronc peut donner d«a» grosses poutres et ds larges planches cjui sont d’une qualité supérieur»