SECOND MÉMOIRE.
auquel on sacrifie souvent les plus beaux chênes? Jeregrette beaucoup de n’avoir pas encore été à portéed’en faire l’essai. M. Duhamel dit avoir vu de grossestonnes faites avec l’acacia, ainsi qu’avec le mûriec,blanc. ( Traité de l’exploitation des bois , tome II,page 571. Voyez encore, sur l’acacia, le même au-teur, Traité des arbres j le Cours d’Agriculture doRozier , le Dict. de Miller et l’Encyclopédie ).
Le parallélipipède de six pouces a fait retraite desept lignes et demie sut chaque face , et il s’est fendusur une des faces et jusqu’au centre. La fente portaittrois lignes et demie d’ouverture. Il a perdu un sixièmeet un trente-deuxième de son volume. L’acacia estcelui des bois que j’ai observés qui, dans son état deverdeur , et à volume égal, paraît contenir le plus departies ligneuses, et le moins de sève proportionnel-lement.
Ce bois pesait, vert, 58 livres iï onces; sec, ilpèse 55 livres i5 onces 7 gros par pied cube.
MESPILUS GERMANICA L.
NÉFLIER ORDINAIRE.
Le bois du néflier est très-dur, le grain en est finet égal; il est susceptible d’un beau poli, et résiste,aussi bien que le sorbier, aux frottemens répétés.
Les batteurs le recherchent pour armer leur fléau,parce qu’il est lourd et point cassant ; sans le défautqu’il a de se tourmenter et de se fendre, il serait ex-cellent pour le tour.
Sa couleur est de peu d’apparence, elle est griseavec une teinte rougeâtre ; ses veines sont assez bienmarquées. Les couches annuelles, sur mon échan-tillon , sont très-brouillées : on ne peut distinguer seséruptions transversales qu’à la loupe.
La dessiccation de ce bois s’opère lentement ;quoique coupé depuis trois ans, mou échantillon2 4