SECOND MÉMOIRE. Si
et sa pesanteur varient beaucoup suivant les indi-vidus.
L’arbre qui m’a servi de sujet était sauvageon, maisn’avait pas cru dans les bois. La couleur de son boistirait sur le jaune d’abricot très-clair 3 l’air et la lu-mière l’ont rembruni.
Le parallélipipède de six pouces a fait retraite detrois lignes et demie sur deux des faces opposées, etde deux lignes seulement sur les deux autres 3 il nes’est point fendu.Le dessèchement lui a lait perdre unseizième et environ un soixante-quatrième de son vo-lume.
Il pesait, vert, 61 livres i3 onces ; il pèse , sec,54 livres i5 onces par pied cube.
L’échantillon n°. 2 provient d’un cerisier à fruitdoux cultivé dans un jardin. Ses veines sont cha-toyantes et mêlées de taches jaunes , vertes , et, enquelques endroits, rouges 3 il m’a été livré sec parl’ébéniste. Il pèse à raison de 47 livres 11 onces 7 gr.par pied cube , ou 7 livres 3 onces 1 gros moins quele premier.
Je viens de recevoir un merisier des bois à fruitrouge et un merisier des bois à fruit noir ( celui quidonne le kirschenwasser ) 3 ils sont d’un assez grosvolume pour en faire des solives dont j’essaierai laforce lorsqu’elles seront sèches.
FAGUS SYLVESTRIS LIN.
HÊTRE ou FAYARD.
Le hêtre a tout à la fois d’excellentes qualités et degrands défauts.Les usages auxquels on l’emploie sontaussi variés que nombreux et universellement connus.Il n’y a peut-être pas un seul ouvrier en bois qui nes’en serve; mais son bois est sujet à la vermoulure,il se tourmente, il se fend avec excès et fait prodi-gieusement de retraite. L’expérience que fai rapportée