52 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.
dans mon premier mémoire , n’annonce pas non plusqu’il soit doué d’une grande force ni d’une grandeélasticité; il est le plus agréable des bois à brûler,mais il dure peu au fou. Sa tige droite et élancée, sonécorce lisse et fraîche, son fanage épais et brillant enferaient peut-être le plus beau des arbres d’avenue,si sa transplantation n’était pas très-délicate : pourpeu que ses racines soient altérées, l’arbre ne reprendpas ; aussi fait-on rarement des plantations de hêtre.
Tl n’y a pas beaucoup d’espèces de hêtre ; les bota-nistes n’en comptent que deux, encore la secondea-t-elle été long-tems méconnue. M. Tschoudi est le
Ï >remier auteur qui en ait parlé dans le supplément de'Encyclopédie. J’ai vu près de Metz , dans ses vasteset précieux jardins, le hêtre à feuille pourpre ; il estde la plus grande beauté et du plus brillant effet.Comme cette espèce n’est pas décrite par les anciensauteurs de botanique , et que je n’en ai vu qu’à Metz ,j’estime qu’elle est encore fort rare. Le jardinier m’as-sura que ce hêtre ne réussissait qu’en greffe par ap-proche ; j’en vis en effet quelques-uns qu’il avait dis-posés de cette sorte.
I /expérience a appris que, pour conserver le hêtre,il faut que le dessèchement s’en opère au grand air,sans quoi il est sujet à s’échauffer.
Le parallélipipède en hêtre ordinaire, que j’avaisfait équarrir sur six pouces , pesait, vert, à raison de63 livres 4 onces par pied cube ; le hêtre sec pèse64 livres 8 onces 3 gros. Ce parallélipipède s’est retiréde dix lignes sur chaque face , y compris une fente
3 ni s’est faite sur l’une des faces, portant huit lignes'ouverture et deux pouces dix lignes de profondeur.Il a perdu un quart et un cent vingt-huitième de sonvolume. La teinte de l’échantillon que j’ai conservé,tire un peu sur le rouge ; le grain de ce bois n’est pasRssez homogène pour recevoir un poli bien vif.
Les faisceaux des fibres qui , tendant de la cir-çqpféreuce au centre, servent de lien aux couches