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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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52 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

dans mon premier mémoire , n’annonce pas non plusqu’il soit doué d’une grande force ni d’une grandeélasticité; il est le plus agréable des bois à brûler,mais il dure peu au fou. Sa tige droite et élancée, sonécorce lisse et fraîche, son fanage épais et brillant enferaient peut-être le plus beau des arbres d’avenue,si sa transplantation n’était pas très-délicate : pourpeu que ses racines soient altérées, l’arbre ne reprendpas ; aussi fait-on rarement des plantations de hêtre.

Tl n’y a pas beaucoup d’espèces de hêtre ; les bota-nistes n’en comptent que deux, encore la secondea-t-elle été long-tems méconnue. M. Tschoudi est le

Ï >remier auteur qui en ait parlé dans le supplément de'Encyclopédie. J’ai vu près de Metz , dans ses vasteset précieux jardins, le hêtre à feuille pourpre ; il estde la plus grande beauté et du plus brillant effet.Comme cette espèce n’est pas décrite par les anciensauteurs de botanique , et que je n’en ai vu qu’à Metz ,j’estime qu’elle est encore fort rare. Le jardinier m’as-sura que ce hêtre ne réussissait qu’en greffe par ap-proche ; j’en vis en effet quelques-uns qu’il avait dis-posés de cette sorte.

I /expérience a appris que, pour conserver le hêtre,il faut que le dessèchement s’en opère au grand air,sans quoi il est sujet à s’échauffer.

Le parallélipipède en hêtre ordinaire, que j’avaisfait équarrir sur six pouces , pesait, vert, à raison de63 livres 4 onces par pied cube ; le hêtre sec pèse64 livres 8 onces 3 gros. Ce parallélipipède s’est retiréde dix lignes sur chaque face , y compris une fente

3 ni s’est faite sur l’une des faces, portant huit lignes'ouverture et deux pouces dix lignes de profondeur.Il a perdu un quart et un cent vingt-huitième de sonvolume. La teinte de l’échantillon que j’ai conservé,tire un peu sur le rouge ; le grain de ce bois n’est pasRssez homogène pour recevoir un poli bien vif.

Les faisceaux des fibres qui , tendant de la cir-çqpféreuce au centre, servent de lien aux couches