SECOND MÉMOIRE. 53
annuelles , sont très-prononcés dans le hêtre , et oc-casionnent , tan tôt ces petites plaques qui ressemblentà des lames, tantôt ces petites lignes étroites qu’ondistingue sur les faces de ce bois, dressées et poliesparallèlement à l’axe de l’arbre.
La retraite qu’éprouve le hêtre, les fentes qui s’yforment par l’effet du dessèchement, et sa dispositionà la vermoulure , s’opposent à ce qu’on s’en servepour bois de charpente , et prouvent qu’on ne doitl’employer en menuiserie que lorsqu’il est parfaite-ment sec.
On prétend qu’en tenant dans l’eau les planches dehêtre pendant quelques mois, elles ne sont plus atta-quées par le ver. Je n’ai fait cette épreuve qu’unefois , elle m’a réussi 5 mais comme il n’arrive pas tou-jours que le hêtre qui n’a pas subi cette opération,se vermoule, je ne puis eu conclure que le succèsque j’ai obtenu doive être uniquement attribué à cett®immersion.
RHAMNUS CATHARTICUS L .
NERPRUN.
Le bois de cet arbrisseau , dont la couleur est d’unjaune verdâtre et terne , n’offre rien de remarquable.Il pèse à raison de 54 livres 4 onces par pied cube.Le nerprun ne mérite d’être cultivé qu’à cause desvertus purgatives de son fruit, dont on tire aussi levert de vessie.
AMYGDALUS PERSICA L.
PÊCHER.
Lorsque le pêchera cru eu plein vent, son bois estl’un des plus beaux que l’ébéniste puisse employeren placage. Le contact de l’air , loin d’altérer sa