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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 55

rougeâtre. Au grain , à la vivacité du poli et à la cou-leur , on distinguerait diHicilement le verdeau du sor-bier des oiseleurs. Leur dureté est à peu près la même,mais celte dureté est moins considérable que celle ducormier.

Je viens de me procurer le tronc d’un poirier desbois dont le fruit est plus applati et plus petit quecelui du verdeau , mais il est encore vert. Je ne puisen rendre compte que dans quelque tems.

« Le bois du poirier sauvage, dit Duhamel (i), est» pesant, fort, plein , d’une couleur rougeâtre; son» grain est fin. Tl prend très-bien la teinture noire,» et alors il ressemble si fort à l’ébène , qu’on a peine» à le distinguer. Après le buis et le cormier , conti-» nue-t-il, c’est le meilleur des bois que puissentem-» ployer les graveurs en taille de bois ». Il est aussitrès-bon pour le tour et pour monter les outils demenuiserie , car il est dur et ne fléchit point ; et ce-pendant il est facile à travailler à cause de l’homogé-néité de sa fibre ; mais on ne doit l’employer que très-sec , car il est sujet à se tourmenter.

Le parallélipipède de six pouces s’est voilé en sé-chant , mais il ne s’est point fendu. Les faces sont de-venues légèrement coucaves. Il a perdu , de milieu àmilieu du carré de six pouces, quatre lignes sur l’unedes dimensions , une ligne trois quarts seulement surl’autre. Son volume a diminué d’un douzième.

Vert, il pesait 79 livres 5 onces 4 gros; il pèse,scc , 53 livres 2 onces par pied cube. Je n’ai pas en-core essayé son élasticité et sa force.

Il est bon d’avertir qu’il faut bien se garder de fairemacérer dans l’eau des planches de poirier, de sor-bier , de pommier et de cerisier ; cette opération enaltère le bois et en flétrit la couleur.

Il a été question, dans les n os . 22 , 28 et 3i de laFeuille du Cultiva leur (2) , année 1792 , des moyens

(1) Traité des Arbres , tome II , page 200.

(2) Collection en 9 vol. in- 4 0 . très-rare en 1807 , ainsi que les Me'in. ds