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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 6(J

au sapin, puisque la pesanteur du mélèze est à celledu sapin à peu près comme cinq est à trois.

L’échantillon qui m’a été apporté de Savoie , n’étaitpas d’un assez gros volume pour me permettre decalculer sa retraite. Tout ce que je puis dire, c’estque la disposition des fibres du mélèze ressemblebeaucoup à celle du sapin ; que chaque couche an-nuelle est de même composée d’une zone de bois très-dur, d’un grain fin et serré, et d’une zone de boisplus mou ; que la zone dure du mélèze est sur monéchantillon d’un jaune d’abricot foncé, et la partiemolle d’un jaune plus clair ; qu’en le travaillant , ilgraisse l’outil, et qu’il n’est point propre pour le tour.

Le mélèze sec pèse à raison de 52 livres 8 onces2 gros par pied cube. Il s’est fait sur mon échantillonune légère exsudation de térébenthine , et la couleurs’en est un peu rembrunie.

Observations de M. de Malesherbes sur le mélèze.

« Depuis long tems les botanistes ont regardé lemélèze et le cèdre du Liban comme des espèces dumême genre. Linné range les deux arbres parmi lespins; il nomme le mélèze pinus larix,\e cèdre duLiban pinus cedrus. Les montagnes voisines du Valais sont la partie de la Suisse où il y a le plus de mélèzes.

» Le mélèze est le plus haut, le plus droit, le plusincorruptible de nos bois indigènes. Il est excellentpour tous les usages et très-recherché ; car , en plu-sieurs cantons de la Suisse , une pièce de bois de mé-lèze coûte le double d’une pièce de chêne des mêmesdimensions.

» J’étais dans le Valais en 1778 ; on me fit voir dansla vallée du Rhône une maison de paysan construiteen mélèze ; la date de sa construction y est inscrite;elle existait depuis depuis deux cents quarante ans ,exposée à toutes les injlires de l’air, et le bois en était