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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. jS

» Cette expérience prouve que le mélèze prospèredaps la plaine , en éloignant ce qui peut lui nuire;mais elle ne décide point d’une manière absolue si cetarbre ne se plaît pas encore davantage dans la régionoù l’air est plus raréfié : le tems seul peut décidercette importante question ».

Le récit de M. de Malesherbes et les réflexions decet habile observateur, redoublent mon empresse-ment d’étudier dans sa vraie patrie les qualités encoreinconnues d’un arbre aussi précieux que le mélèze.

Il est hors de doute que sou bois ne soit incompa-rablement plus durable que celui du sapin ; maisnous ignorons quelle est sa force comparativementavec la force du sapin ou du pin du nord. Pour un.objet d’une importance aussi majeure , pour un objetqui intéresse la marine d’un grand royaume, il ne suf-fira plus de faire casser des solives de deux poucesd’équarrissage et de sept pieds de longueur : cetteexpérience doit être faite comme le célèbre Buff'onfaisait ses expériences forestières , sur des poutres dehuit pouces d’équarrissage et de vingt à trente piedsde longueur ; et si l’on suit la méthode que j’ai dé-crite dans mon premier mémoire , on introduira l’ex-trémité de la poutre dans le creux d’un rocher ca-pable de résister à la force d’un levier de celle lon-gueur , chargé d’un poids énorme. Le mélèze sembleavoir été destiné par la nature aux plus grands et auxplus importans services, puisqu’il est le géant desarbres ; c’est donc en géant qu’il doit être traité , etnon comme l’humble cytise.

Mais la grosseur du mélèze est-elle proportionnéeà sa taille ? Il paraît, par le récit de M. de Males-herbes , qu’à cet égard on lui fait quelques reproches.Cependant l’arbre cité par Pline portait près de deuxpieds d’équarrissage. D’ailleurs la situation des forêtsde mélèzes abandonnés à eux-mêmes dans la hauterégion où leur intolérance le6 a rélégués, et l’extrêmedifficulté du transport , font présumer qu’ils ont été