76 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.
rarement éclaircis , et que l’arbre qui n’aura pas euindividuellement une nourriture aérienne et terrestreproportionnée à son volume , a pu s’élever et n’a pasdû grossir. Mais si, en observant les couches annuellessur plusieurs mélèzes, on reconnaît qu’à égalité d’âgeet de terrain , la grosseur est constamment et sensi-blement plus considérable dans les cantons où cesarbres ont vécu un peu au large , il est clair que lesforêts de mélèzes seront un jour en état de fournir dela belle mâture, si l’on y fait des éclaircies.
Le mélèze était autrefois abondant dans les mon-tagnes alpines de la Provence , mais on les a dévas-tées ; le désordre a été porté au point d’incendier desforêts entières , pour se procurer quelques arpens devaine pâture ; le peu de terre qui couvrait les rochersest descendue dans les vallées, a été entraînée parles lorrens; et la Provence est dépourvue de bois, defraîcheur et de pâturages.
Comme tous les auteurs s’accordent à dire que lemélèze s’accommode de tous les terrains , à l’excep-tion des terrains marécageux et argileqx, je n’entre-vois qu’une difficulté pour sa culture en grand 3 c’estde le mettre à l’ombre, et à l’abri des gelées du prin-tems pendant son premier âge. Mais cette difficultén’est pas invincible , et le mahaleb prêtera vraisem-blablement au mélèze les mêmes secours que nousavons vu qu’il prêtait au chêne.
Voyez, sur la manière de semer le mélèze, lemémoire publié par la société économique de Berne ,année 1761, tome II, page 161.
CRATÆGUS ARIA LIN.
ALIZIER.
Comme je n’ai point vu la feuille de l’échantillond’alizier qui m’a été envoyé des Alpes de la Savoie ,je ne puis décider si c’est le cratcegus aria, jcliis