SECOND MÉMOIRE. 77
ovatis , inœqualiter serratis , subfus tomenlosis,H ort. Cliff., si ye aria Theophrasti , dont les feuillessont cotonneuses par-dessous (arbre assez commuadans les montagnes de Bourgogne , où on l’appellealouche ) ; ou si c’est le cratægus alpina , Joliis ob~longo-ovalis , serratis , utrinque virenlibus de Miller,appelle eu Franche-Comté aller , cirier.
« Le bois de l’alizier , a dit Duhamel, es! fort dur,mais il n’a point de couleur. Les charpentiers l’em-ploient à faire des alléchons et des fuseaux dans lesrouages des moulins ; il est recherché par les tour-neurs ; les menuisiers en font la monture de leursoutils ». Miller nous dit que les deux espèces ont lebois fort blanc et fort dur. Je crois que Miller s’esttrompé à l’égard de la blancheur.
M. Baud , qui m’a envoyé une bûche d’alizier sousle nom de cratægus aria , vulgairement cirier, maisd’un petit diamètre, m’a écrit que les paysans desenvirons de Saint-Claude en faisaient sécher les baiesau four; que ce bois, bon d’ailleurs pour le char-ronnage , est fort employé parles tourneurs de boîtesà poudre , à savonnettes , poivrières , etc.
L’échantillon qui m’est venu de la Savoie n’a pume donner qu’un parallélipipède de six pouces surdeux faces, et de quatre pouces seulement sur lesdeux autres ; la dessiccation lui a fait faire retraite dequatre lignes sur les côtés qui portent six pouces , etde deux lignes deux tiers sur les deux autres. Il s’estfait une gerçure au milieu de l’une des faces de sixpouces ; cette gerçure porte deux lignes deux tiersd’ouverture, sur deux pouces et demi de profondeur.L’échantillon a perdu un douzième et un peu plus duquarante-huitième de son volume.
Le cœur de cet échantillon n’était pas blanc, àbeaucoup près, mais maculé d’une large tache fortbrune, mêlée elle-même de quelques taches plusbrunes encore.
Lorsque ce bois est vert, il a une odeur très-forte