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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. Ï 2 Ï

on du thuya; je ne sais lequel, car je ne le connaispas assez pour décider (i).

» Ils ont nommé cèdre rouge un autre arbre dugenre du genévrier , que nous connaissons beaucoupmieux ; car il y eu a à présent des pieds en Europe qui y produisent beaucoup de graines fertiles (2).

» 'On a nommé aussi cèdre des Bermudes un arbrequi vient dans les îles de ce nom, où on en fait untrès-grand usage ; mais les cèdres des Bermudes quiétaient en pleine terre , n’ont pas résisté, à Males-herbes, à l’hiver de 1789.(113 ont également péri àBourg , où l’on avait pris la précaution de les em-pailler. )

» Les Espagnols ont aussi leur cèdre de la Havane.Le bois en est bien connu en Europe , car c’est celuidont une partie des vaisseaux espagnols sont cons-truits, mais je ne connais pas l’arbre. Linné ne leconnaissait pas lui-même dans le tems où Kalm , sondisciple , partit avec ses instructions pour l’Amériqueseptentrionale. ( Kalm , tome T , page 141 de la tra-duction de ses Voyages par Forster. )

» J’ai voulu prendre des informations sur cet arbre.Tout ce que j’en ai recueilli est que son genre s’éloigne

(ï) Miller croit le cèdre blanc une espèce de cyprès. Voyez au mot juni-perus , page 2jS*

(2) On connaît deux genévriers de Virginie , différens l’un de l’autre.Duhamel en parle , et les distingue , l’un sous le nom de juniperus Vir-ginîana foiiis infcrioribus , juniperinis superioribus sabinam vel cupres -s uni referentibus , cèdre rouge de Virginie ; c’est celui dont il est ques-tion dans cet article , et dont il est infiniment intéressant d’étendre la cul-ture. L'autre est le juniperus Virginiana folio ubicjue juniperino , gene'-vrier ou cèdre de Virginie; et Duhamel a tiré ses phrases de Bolierave.Miller , ou du moins son traducteur , nous dit que ces variétés provenantdes mêmes semences qu’on envoie d’Amérique , on ne doit les regarderque comme des variétés accidentelles. Je n’ose contredire une autorité aussirespectable que celle de Miller ; cependant j’ai semé, il y a quatre àcinq ans , de l’une et de l’autre graine ; les arbres qui en sont venus sonttrès-difî‘éreTis par le port , par la feuille , par la couleur ; tous deux ontété semés en terrain semblable , et traités de même dans des pots , oi\j’attends qu’ils soient assez forts pour les transplanter à demeure : le cèdrerouge m’a paru jusqu’à présent plus vigoureux. ( Note de M* de Feuille .)