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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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122 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS,

des mélèzes , des genévriers, des thuya , des cyprès,et de tous les arbres à qui on a donné ailleurs le nomde cèdres (i).

» Le cèdre a résisté aux hivers de 1776 et de .1789,à quelque exposition qu’il ait été planté; il est doncdémontré possible de le naturaliser à perpétuité dansnotre climat.

» Il nous reste à examiner quels sont les terrainsqui lui conviennent le mieux , quels sont les moyensde T élever , la culture qu’il faut lui donner, et l’uti-lité dont il peut être.

» Nous pouvons juger de la patrie du cèdre rougepar Kalm. Il paraît qu’il a cessé de le trouver spon-tané vers le 42 e . degré. A cette hauteur il a commencéà trouver le thuya du Canada. De ce point les thuyas’étendent vers le nord dans tout le Canada , et le cèdrerouge vers le sud jusqu’à la Floride .

» Kalm dit que le cèdre rouge ou genièvre d’Amé-rique se trouve dans les mêmes terrains où croîtspontanément le genièvre de Suède , spécialementsur les berges des rivières et sur toutes les côtes enterrain sec et en mauvaise terre ; mais qu’il y vientbien plus grand que le genièvre d’Europe (2).

( 1 ) Le grand-maître Emamtel Pinto en avait fait venir des madrierspour en construire les portes de la cathédrale de Malte. Un chevalier demes amis a eu la complaisance de m’en donner une planchette qu’il avaitramassée par curiosité dans le chantier. Je n’y ai pas trouve de différenceavec un autre bois que l’on confond quelquefois , dans le commerce , avecl’acajou ; mais qui n’est ni veiné ni moucheté comme le vrai bois d’acajou yet qui est beaucoup plus léger. ( Note de M. de Feuille. )

( 2 ) Il y a de très-vieux genévriers dans la forêt de Fontainebleau et àMalesherbes , où il paraît qu’on les a conservés avec le plus grand soin.Mais ceux-ci sont-ils de la même espèce que les genévriers de Suède ?Miller fait de ces derniers une espèce particulière sons le nom et la des-cription de juniperus Suecica , foliis ternis , patentibus , acutiorihus ,ramis erectis , bacca lon^ioribus , genévrier h feuilles étendues , à pointesplus aigues , et placées par trois , avec des branches plus érigées , et lesfeuilles plus longues que les baies. « Celte espece est indubitablement dis—» tincte du genévrier commun, ajoute Miller ; j’ai élevé l’une et l’autre» de semence pendant plusieurs années , et je ne les ai jamais vu varier.

» Cell e-ci se trouve en Suède , en Danemavck et dans la îSorwège » , et

vraisemblablement dans le Jura. ( Note de 71/. de Feuille . )