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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE. 12^

)> Ce n’est ordinaire ni crit qu’en terrain sec que l’ontrouve le genièvre en Europe , comme le cèdre rougeen Amérique ; cependant cette règle souffre des ex-ceptions. J’ai voulu en avoir un pied dans le meilleurterrain de mon jardin , et j’ai lait élaguer ses branchesbasses ; il s’élève beaucoup plus que les genévriersde mes bois.

» J’ai essayé le cèdre rouge dans toutes sortes deterrains , à 1’cxeeption de la terre tout-à-lait maréca-geuse , de cette tourbe où il ne peut croître d’autrearbre que le cupressus distyca. Le cèdre rouge vientpar-tout , mais incomparablement mieux dans labonne terre.

» J’ai planté deux cèdres dans le plus sec , le plusmauvais , le plus stérile de tous les terrains calcaires,dans un de ces terrains où il ne se trouve que des ge-névriers disséminés de côté et d’autre, et qu’on prendle parti de laisser incultes. CJn de ces cèdres y vit ets’y porte très-bien depuis trente ans. Je ne crois pasqu’il devienne un très-grand arbre, mais il est infi-niment supérieur aux genévriers du pays à côté des-quels il se trouve , et qui sont bien plus vieux quelui.

» Je conclus de cette expérience que ceux qui veu-lent avoir des arbres toujours verts dans des terrainssecs , calcaires , et où la terre a peu de fond , doiventy employer le cèdre rouge de préférence à tous lesautres.

» Dans les bonnes terres qui ont du fond , le cèdrerouge s’annonce pour devoir être un jour un des plusbeaux arbres du monde.

» Les cèdres , au rapport de Kalrn, s’élèvent à lahauteur des plus hauts sapins. Et un Américain deConuçcticut, dont je crois l’autorité, sur ce point,égale à celle de Kalm , m’a assuré que , dans l’originede la colonie , toutes les maisons furent de bois , etpresque toutes de cèdre rouge , qui y est très-com-mun ; qu’on en faisait des poutres qui, assemblées