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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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12 6 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

Ces graines, semées avec profusion, s’emparentdu terrain , et ne laissent par croître les herbes nui-sibles. Il en lève beaucoup plus qu’il n’en faut, onarrache ceux qui seraient inutiles , et l’on est dispensede travailler , pendant plusieurs années, à détruireles mauvaises herbes qui foisonnent dans les autresplantations.

» A l’égard des cèdres , nous n’aurons pas de long-iems assez de graines pour en semer avec profusion ;et quoique cet arbre permette qu’on le débarrasse deschiendents de son voisinage en le sarclant, on nepeut guère sarcler autour de la place où l’on a seméune graine qui lève quelquefois la première année,plus souvent la seconde , et quelquefois la troisième.Il faut donc élever ces arbres en pépinières, et nemettre en place que le plant tout venu.

»Mais les jardiniers pensent que les conifères ne setransportent pas aisément au loin , si ce n’est enmotte. En conséquence ceux qui élèvent des pins, dessapins , des mélèzes , des cèdres, des thuya pour lesvendre , mettent chaque brin qui a levé dans un petitpot, et les vendent en cet état,

» Cette méthode peut suffire à ceux qui se conten-tent d’avoir quelques douzaines d’arbres dans leurjardin, mais elle serait impraticable pour des boisentiers.

Vég&xd des conifères. Examinons , pour ce qui les concerne , la marchede la nature 9 et voyons comment se forment et s’entretiennent les forêtsd’arbres verts. Si elles sont un peu anciennes , le sol est couvert d’uneterre noire très-légère , de l 'humus assez épais que produit la pourrituresuccessive des piejuans ou feuilles des pins , des sapins ou autres arbres dece genre. La graine germe sur cet humus avec facilite ; lorsqu’elle est gér-ance , les grands arbres qui l’entourent , la garantissent des rayons dusoleil , et la préservent d’être étouffée par les mauvaises herbes, qu’ail-leurs on ne pouvait an aclièr sans inconvénient pour les racines trop délicatesdes conifères. Il faut donc , lorsqu’on en fait des semis en grand dans deslieux où il n’y a pas d’autres arbres plantés , leur administrer par artificeles mêmes secours qu’ils obtiennent naturellement sons des arbres de leur«spècc. Le moyen que va proposer 3VT. de Malesherbcs me parait remplirparfaitement cette indication. ( lYotc de il/, de Feuille. )