SECOND MÉMOIRE. 129
maritime avec le pin sylvestre. Le chêne , moins in-tolérant, non-seulement admet auprès de lui desarbres d’un genre différent de lui-même, mais il sedivise en espèces et se soudivise en variétés dontles chênes de l’Amérique vont encore augmenter lenombre.
A la vérité , on trouve assez communément, dansles forêts de chêne, une espèce qui y domine, maiselle n’est jamais ou presque jamais seule. Quant aubois, ses qualités diffèrent entre elfes suivant l’espèceet l’âge de l’arbre , suivant le climat qui l’a vu naîtreet le terrain qui l’a nourri.
L’arbre qui a servi aux premières observations quej’ai faites sur le chêne , provenait de la forêt de Seil-lon , qui en fournit beaucoup à la marine. Le dia-mètre de la tranche que j’ai conservée avec son écorceest moyennement de trois pieds un pouce quatre ligu.,son épaisseur de trois pouces ; l’on y compte centquatre-vingt-dix couches annuelles, dont quinze d’au-bier. Elle s’est voilée en se desséchant ; car ayant étédressée à la varlope , le centre s’est soulevé d’environonze lignes, et le dessous, ou la base de cette espècede cône , s’est renfoncé dans la même proportion.
Le parallélipipcde de six pouces d’équarrissage pe-sait , vert, à raison de 80 livres 4 onces 4 gros parpied cube5 et le même bois, parfaitement sec, nepèse plus qu’à raison de 41 livres 1 once.
Il a fait retraite de trois lignes et demie sur deuxdes faces opposées , et de deux lignes sur les deux au-tres. Celles-ci se sont un peu voilées , en bosse sur lasurface la plus rapprochée de l’axe , en creux sur lasurface la plus éloignée. La diminution du volume aété d’un seizième et un quatre-vingt-seizième. Il s’estfait quelques gerçures assez légères à l’une des extré-mités.
J’ai tiré des débris d’un ancien bâtiment de Fenille,où le sol est plus sec qu’à Seillon , un échantillonpesant à raison de 44 livres 7 onces 2 gros par pied2 9