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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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l56 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.passim, suivant Haller. Linné regarde le nord commesa patrie : habitat in Europœ borealis syhns glareo-sis. M. Pallas nous apprend que , dans tout l’empirede Russie , tant européenne qu'asiatique , c’est l’arbrele plus commun et celui donl on se sert le plus, arborvulgarissima et utiJissinia. On le trouve en Pologne ,en Lithuanie , en Norvvège. Miller dit qu’on le trouvedans les zones glaciales, torrides et tempérées, etDuhamel en a reçu des cônes de Saint-Domingue .

Cet arbre, qui est de tous les climats, s'accom-mode aussi de tous les terrains.

Feu M. Daubenton de Monlbart, naturaliste etcultivateur de grand mérite, et frère du célèbre M.Daubenton notre confrère, avait observé, dans unmémoire fait pour l’instruction des cultivateurs , quele pin sylvestre vient très-bien dans les terrains cal-caires , et que le pin maritime ne vient pas dans lesmêmes terrains.

Voici les expressions mêmes dont s’est servi le tra-ducteur de Miller, en parlant du pin d’Ecosse, quin’est tout au plus qu’une variété du pin sylvestre ,comme nous le dirous plus bas : « J’ai planté ungrand nombre de ces arbres dans des creux de tourbeoù ils ont fait un grand progrès ; j’en ai aussi placédans les terres glaises , où ils ont réussi au-delà demon espérance , ainsi que dans le sable , le gravier etla craie ; ils n’y croissent pas aussi vite, mais le boisen est bien meilleur; car les arbres coupés sur desterrains humides où ils ont fait de grands progrès ,ne donnent que du bois blanc et d’une texture molle ».

En Suisse , et en particulier dans le Valais , j’aisouvent vu des pins sylvestres sur des côtes escar-pées calcaires , et qui, sans la présence du pin , au-raient été totalement stériles.

Enfin j’en ai planté avec succès à Malesherbes surla côte de sable vitrifiable que j’ai décrite , et où moupère a planté le bois de pin maritime dont j’ai parlé.Le pin sylvestre ne s’y élève pas aussi vite que le