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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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228 QUALITÉS COMPARÉES DES BOIS.

a fait des rainures comme à la planche de chêne. Ily a employé trente-trois minutes : il n’a pas été obligéde repasser ses fers pendant le cours de l’opération;ils n’avaient pas même encore besoin d’êl re repasséspour commencer son travail sur la planche de sapin ;mais j’ai désiré qu’ils le fussent, afin que la plusgrande égalité fût observée, eu partant d’un mémopoint pour les trois planches.

Le même travail sur la planche de sapin a durétrente-six minutes. Sur la tin l’ouvrier a été obligé dedonner un coup- sur la pierre au fer de sa demi-var-lope.

Les trois planches étaient sèches et saines ; cellede chêne avait le bois un peu rebours ; celle de peu-plier était voilée , en creux sur l’une des surfaces, enbosse sur l’autre , circonstance qui lui était peu avan-tageuse, puisque , pour, la dresser, il a fallu lui en-lever plus de bois qu’aux deux autres.

Il a paru aux commissaires que la société royalem’a fait l’honneur de me nommer , que mes expé-riences sur les sabots de peuplier d’Jtalie étaient in-suffisantes pour constater l’espèce de mérite qu’ilspouvaient avoir. Je n’y avais pas mis , je l’avoue,une fort grande importance. J’avais cru devoir meborner à les affranchir du reproche injuste de devenirtrès-lourds dans l’eau, et de conserver plus d’humi-dité que la même chaussure fabriquée avec du noyer,du bouleau ou du hêtre. Mais il a suffi qu’un examenplus circonstancié parût utile , pour déférer à l’invi-tation qui m’a été faite de m’en occuper.

J’ai donné , tant à mon jardinier qu’à sa femme,deux paires de sabots, l’une en bouleau, l’autre en

f ieupüer d’Italie , avec invitation de ne jamais chaussere sabot du pied droit, s’il était en bouleau, qu’avec lesabot du pied gauche fabriqué avec le peuplier d’Ita-lie, et réciproquemenbLe résultat de cette quadrupleet grave expérience a été que le sabot droit, de quel-que bois qu’il lut, a été le plutôt usé.