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1/2 (1807) Mémoires sur l'administration forestière et sur les qualités individuelles des bois indigènes ou qui sont acclimatés en France : auxquels on a joint la description des bois exotiques que nous fournit le commerce : ouvrage utile aux propriétaires qui veulent se ménager de la futaie, juger avec précision de l'âge auquel ils doivent couper leurs forêts, et connaître l'emploi le plus avantageux des différentes espèces d'arbres, d'après leurs qualités déterminées par un grand nombre d'observations et d'expériences nouvelles / par P.C. Varenne-Fenille
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SECOND MÉMOIRE.

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RÉSUMÉ ET CONCLUSION.

Ces descriptions prouvent que , pour acquérir laconnaissance des bois, l’analogie n’est pas le guide leplus sûr. Combien de personnes , trompées sans doutepar la mauvaise qualité de l’aubier du chêne , qui nese conserve pas même à l’air libre, lui assimilent mal-à-propos , et sous la dénomination dédaigneuse debois blancs , des bois dont les qualités sont très-pré-cieuses ! Cependant ce mépris 11’est fondé sur rien deréel.

En effet, le duret, le charme , le tilleul, le bou-leau , le plane dont la blancheur est éclatante et sa-tinée , le houx qui ressemble à l’ivoire , sont pluslourds que le chêne, du moins que le chêne desplaines de la Bresse ; et de trois solives semblables,l’une en chêne , l’autre en bouleau , la troisième encharme , la solive de chêne a cassé sous le poids de18S livres seulement, celle de bouleau sous le poidsde 190 , et il a fallu 228 livres pour casser celle decharme.

La crue d’un arbre plus ou moins accélérée neconclut ni pour ni contre la densité de son bois ,comme on l’a vu ; car quelle croissance plus lenteque celle du buis ? Cependant le cormier, plus lourdencore et au moins aussi dur, a des couches annuellesqui portent deux lignes et demie d’épaisseur. L’acacia,le platane grossissent très-promptement et beaucoupplus vite que le chêne ; cependant leur bois est in-comparablement plus dense.

D’autre part la densité ne paraît pas influer sur leplus ou le moins de disposition d’un bois quelconqueà se fendre on à faire retraite. Le roahaleb, dont ladensité approche de celle de l’if, se fend outre me-sure ; l’if ne se fend pas et fait peu de retraite. Et tan-dis que le charme perd, en se desséchant, au-delà