SECOND MÉMOIRE.
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RÉSUMÉ ET CONCLUSION.
Ces descriptions prouvent que , pour acquérir laconnaissance des bois, l’analogie n’est pas le guide leplus sûr. Combien de personnes , trompées sans doutepar la mauvaise qualité de l’aubier du chêne , qui nese conserve pas même à l’air libre, lui assimilent mal-à-propos , et sous la dénomination dédaigneuse debois blancs , des bois dont les qualités sont très-pré-cieuses ! Cependant ce mépris 11’est fondé sur rien deréel.
En effet, le duret, le charme , le tilleul, le bou-leau , le plane dont la blancheur est éclatante et sa-tinée , le houx qui ressemble à l’ivoire , sont pluslourds que le chêne, du moins que le chêne desplaines de la Bresse ; et de trois solives semblables,l’une en chêne , l’autre en bouleau , la troisième encharme , la solive de chêne a cassé sous le poids de18S livres seulement, celle de bouleau sous le poidsde 190 , et il a fallu 228 livres pour casser celle decharme.
La crue d’un arbre plus ou moins accélérée neconclut ni pour ni contre la densité de son bois ,comme on l’a vu ; car quelle croissance plus lenteque celle du buis ? Cependant le cormier, plus lourdencore et au moins aussi dur, a des couches annuellesqui portent deux lignes et demie d’épaisseur. L’acacia,le platane grossissent très-promptement et beaucoupplus vite que le chêne ; cependant leur bois est in-comparablement plus dense.
D’autre part la densité ne paraît pas influer sur leplus ou le moins de disposition d’un bois quelconqueà se fendre on à faire retraite. Le roahaleb, dont ladensité approche de celle de l’if, se fend outre me-sure ; l’if ne se fend pas et fait peu de retraite. Et tan-dis que le charme perd, en se desséchant, au-delà