23o qualités comparées des bois.du quart de son volume, le poirier sauvage , d’unedensité presque semblable, ne perd qu’un douzième.
A l’égard des bois légers, l’aune, le marronierd’Inde , le peuplier d’Italie et le saule font peu deretraite ; l’ypréau, le blanc de Bourgogne, le tremblesont également des bois tendres et légers ; ils se re-tirent avec excès.
On reconnaît encore que la dureté n’est pas unesuite de la densité , ni réciproquement.; car le noyeret le sorbier des oiseleurs sont à peu près égalementdenses , mais le sorbier est incomparablement plusdur ; et le hêtre , plus lourd encore que le sorbierdes oiseleurs , résiste moins au fer de l’ouvrier que lechêne. Enfin , quoique le poids du hêtre soit au poidsdu chêne de nos plaines comme 12 est à y , avec unefraction que je néglige, tout le monde sait qu’à vo-lume égal, il est plutôt consumé par le feu.
Cette proportion entre ces bois parfaitement secsparaîtra peut-être fort singulière aux personnes qui11’ont tenu du hêtre et du chêne que pour les mettreau feu , et à qui il aura assez constamment paru qu’àvolume égal les bûches de chêne étaient plus lourdesque celles de hêtre. Mais les bûches que l’on destiueau feu ne sont point encore sèches ; alors le chêneest spécifiquement plus lourd , puisque celui qui m’afourni mon échantillon pesait, vert, à raison de 80livres 4 onces 4 gros par pied cube, et le hêtre 63livres 4 onces seulement.
Par là s’explique lapins grande difficulté que l’onéprouve à allumer du feu avec du chêne encore vertqu’avec du hêtre. Un pied cube de chêne fraîchementabattu ne contient qu’environ 41 livres de bois et3 y livres d’eau ; et un pied cube de hêtre vert, quipèse 63 livres 4 onces seulement, contient 41 livres6 onces de bois , et 2i livres 14 onces d’eau , suivantque je l’ai observé par mes pesées (1).
( 1 ) Ce rapport, loin d’impliquer contradiction, confirme ce que j’ai