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INTRODUCTION.
se réunissent au fleuve. Les principales sont: le Tésin, l’Adda,l’Oglio, la Chiese et le Mincio. Aucune d’elles ne peut passer pourune bonne ligne de défense; leur lit est peu profond ou leur courstrop étendu ; elles sont d’ailleurs naturellement tournées, si l’en-nenii reporte la guerre de l’autre côté du Pô. Mais au-delà du Min-cio, s’écoule un fleuve qui les couvre toutes et dont la possessionassure la conquête de l’Italie : c’est l’Adige . Encaissé dans sa partiesupérieure par des montagnes inaccessibles, il se perd avant d’ar-river à l’Adriatique dans un immense marais et n’est abordable pourune armée en marche que sur un front de huit à dix lieues. Danscet espace restreint, se croisent les routes du Tyrol et de la Ca-rinthie et les localités se prêtent merveilleusement à seconder desefforts défensifs pour s’opposer au déploiement des troupes surve-nant des provinces impériales.
Maîtres de l’Adige , les Français peuvent lancer en avant leursarmées d’Allemagne . Cependant, elles présentent le flanc, d’un côtéà la vallée de l’Inn, de l’autre aux ponts nombreux du Danube ,et pour sortir de cette position incommode, elles doivent livrerbataille de manière à rejeter l’ennemi sur le Bas-Inn. Là, le Tyrolest tourné, le Danube est large et impétueux, les Alpes Noriquesappuient les forces victorieuses, et la vallée se rétrécissant devantelies, elles se concentrent en avançant; leur impulsion devient irré-sistible; leur droite, en se développant au-delà des monts, annulle,quant à la défense de Vienne, les troupes engagées en Italie et l’en-nemi ne peut plus s’opposer à l’occupation de cette capitale.
Si la Suisse a pris part à la guerre, la route du Saint-Gothard , ledébouché de Schafhausen ajoutent aux moyens d’envahir l’Allemagne et l’Italie, mais le Bas-lnu entre Kufstein et le Danube, mais l’Adige doivent toujours être le but des armées françaises .
La perte d’une capitale comme Vienne, désorganise l’Autriche etla force à la paix; si la Russie intervient, elle est trop loin de sesressources pour supporter plus d’une défaite. Le théâtre de guerredu midi est donc disposé par la nature à l’accomplissement d’évène-mens décisifs.
U n’en est pas de même au nord. Le Rhin forcé, la Prusse n’aplus de solide barrière; le Weser est tourné par les sources duMayn; l’Elbe traversant plusieurs états, peut être livré par les trai-tés; l’Oder, situé au-delà de Berlin , cède si la capitale est rapidementenlevée; enfin, l’insurrection polonaise aplanit les approches de laVistule. Mais alors on se heurte contre la Russie . En supposant qu’onfranchisse le Niémen pour marcher à la Dwina, on n’est plus flan-