32 GUERRES DE LA REVOLUTION. ’
Valenciennes à Lille; le premier pénétra dans Saint-Amand , le secondemporta Raisinés; mais, au-delà de ce village, il ne put forcer les impé-riaux retranchés dans les bois. En dirigeant l’attaque, il reçut une bles-sure mortelle et scs soldats regagnèrent en désordre leur camp. Lamar-lière fut encore une fois forcé de se replier sur Lille . On avait perdua5oo hommes.
Ces deux combats et l’inaction de la gauche des Français indiquaientassez leur faiblesse. Cobourg s’enhardit à pousser en avant. OccuperLamarlière par une fausse attaque sur Lille, placer York à la rive droitede la Scarpe, enlever tour-à-tour les faubourgs de Valenciennes , investircette place et faire reculer les troupes du camp de Famars , telles furentses dispositions et elles réussirent.--
Le prince d’Orange et Knobelsdorf débouchèrent de Menin et Tour*nay, livrèrent à Lamarlière, vers Roncq et Turcoing, un combat qu’ilsoutint glorieusement, mais sans résultat; pendant ce temps, York vintse poster entre la Scarpe et Valenciennes; alors Cobourg put disposerde toutes ses forces pour chasser les troupes républicaines, d’abord d’An-zin, puis de Marly. Le camp de Famars , dominé de tous points, n’étantplus tenable, l’armée commandée provisoirement par Lamarche se retiradans le camp de César, entre Boucliain et Cambrai .
On était réduit à chercher des positions défensives; Cobourg , maîtred’assiéger à-la-fois Valenciennes et Condé, chargea le duc d’York d’ou-vrir la tranchée devant la première de ces villes, et Clerfayt de bloquerétroitement la seconde. Lui-même s’établit à Raismes , occupant les rivesde la Scarpe et de l’Escaut, et tenant ainsi en respect Lamarche et La-marlière.
A peu de jours de là, ces revers reçurent une faible compensation parlaprise deFurnes,dont s’emparèrent les troupes du camp deCassel, encoura-gées par le départ du duc d’York à prendre l’offensive. Mais, partout ail-leurs, des coups accablans ébranlaient sans relâche la république naissante.
Ce fut alors que la révolution du 3i mai renversa la Gironde et fitpasser le pouvoir entre les mains de la Montagne. Le parti vainqueurn’avait point encore de représentans dans les premiers grades de l’armée,et il fut obligé de confier le commandement à des généraux déjà illustrés.Depuis la défection de Dumouriez, Custines était au premier rang; il futappelé à l’armée du Nord. Mais il n’existait point d’unité de vues entrece général et les hommes exaltés que le mouvement populaire avaitplacés à la tête des affaires. Les ressources lui manquèrent, et il ne trouvapoint dans scs passions ces inspirations qui en tiennent lieu. Il resta im-mobile à son quartier général de Cambrai , pendant que Condé était blo-qué et que le canon anglais battait çn brèche Valenciennes .