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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMFAGNE DE 1793 . 35

pour soûl résultat de le rendre maître d’IIombourg, et de renouer, parPirmasenset Deux-Ponts, la communication interrompue entre les ar-mées du Rhin et de la Moselle : il fallut renoncer à dégager Mayence .

Cette grande forteresse, défendue par unegarnison dea2,ooo lionnnes,fat d’abord investie par le feld-maréchal prussien Kalkreutli, soutenuP ar Brunswick et Wurmsor qui contenaient les armées du Rhin et de laMoselle . Le corps de siège fut successivement porté jusqu’à 70,000hommes commandés par le roi de Prusse en personne; alors la tranchées ouvrit. Des prodiges de valeur et de constance signalèrent la défense:les généraux Doyré, Meunier, Kleber, Aubcrt-Dubayet et les représen-tons Rewbeil et Merlin ( de Thionville) s’immortalisèrent en la dirigeant.Un tiers des maisons écrasé, les magasins incendiés, la garnison en proieà la plus horrible famine ne décidèrent point à capituler. Enfin les deuxconventionnels perdant tout espoir d’être secourus, entrèrent en négocia-tion dans le but de disposer le roi de Prusse à la paix par la redditiond’une place qu’il avait juré de reprendre. La capitulation fut signée le22 , la garnison réduite à 17,000 hommes sortit avec les honneurs de laguerre; elle s’était seulement engagée à ne point combattre avant un anles armées coalisées; on la transporta en Vendée , et le roi, avec la majeurepartie du corps de siège se rendit en Pologne .

Après la prise de Mayence, Beauharnais fut rappelé et les coalisés sedisposèrent à bloquer Landau. Cette opération présentait de sérieuses dif-ficultés; la place est située au pied du versant oriental des Vosges sur laQueicli, torrent qui s’en échappe et court en ligne droite au Rhin ; elleest ainsi protégée par ce grand fleuve et par les aspérités de cette chaînede montagnes; ce n’est pas tout, la Sarre en côtoie le revers occidental.Or 1 année du Rhin bordant la Queich , et l’armée de la Moselle, la Sarreil suffisait d’un corps posté sur la crête des Vosges à Hornbach et Pir-masens, pour lier toutes les forces républicaines et faciliter les manœuvresquelles exécuteraient sur les deux versans des Vosges . Pour atteindre Lan-dau, il fallait donc se ranger en potence, contenir l’année de la Moselle etfaire reculer celle du Rhin. Mais après la Queich, on trouve la Lauter puis la Moder, puis la Zorn toutes lignes parallèles fortifiées par l’art etha nature.

Les coalisés disposèrent ainsi leurs forces: l’armée de Brunswick, cettearmée qui devait l’année précédente pénétrer jusqu’à Paris , s’établit sur leversant occidental; le prince de Hohcnlohe prit position au sommet de lachaîne, Wurmser se déployadansla plaine entre les montagnes et le Rhin .

Leurs premières manœuvres eurent pour effet de replier sur Hornbachle corps des Vosges , et de les mettre en possession de Pinnasens. Dès-lors,1 armée du Rhin, débordée sur la rive gauche de la Queich , se renferma