CAMPAGNE DE 1793 .
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XI
Bataille d’Entrames( 27 octobre).—Les Maycnçais à Angers ( 3 0).— Marche des Vendéens (a8 octo-bre au 10 novembre).—Attaque de Granville (U et i 5 ).—Retraite par Avrancbes (i6)._Jonc-
tion des troupes républicaines (16)_Combat dcPontorson (17).—Marche de Westermann (ao-
21)—Bataille deUol (a2).—Attaque d’Angers (3 et 4 décembre)—Passage du Loir (7).—lia-taille du Mans (ia-i 3 ).—Les Vendéens sur la Loiret 16)—Bataille de Savenay (a 3 ).
Le théâtre de la guerre était changé : les insurgés étaient sortis de celabyrinthe où il était si difficile de les atteindre; mais leur nombre étaitformidable et il fallait pour les envelopper un ensemble de combinai-sons auquel on ne put arriver qu’après de funestes essais.
« La colonne vendéenne (récit d’Obenheim, officier du génie, fait« prisonnier parles insurgés) était composée d’environ 3 o,000fantassins,« 200 cavaliers et environ 15,000 personnes inutiles dont deux à trois« mille à cheval.
a L’artillerie se composait d’une pièce de douze, trois à quatre piè-ce ces de huit; trente à quarante pièces de quatre, trente caissons et« deux forges; les blessés étaient conduits dans vingt charrettes. Deux« cents voitures transportaient des particuliers et leurs effets; aucune« ne paraissait employée à porter des choses utiles à l’armée, telles« que médicamens, vivres, etc., etc.
« Larochejaequelin avait été proclamé généralissime après le passageK de la Loire. Stofïlet était regardé comme major-général, une douzaineK d individus figuraient comme chefs, mais sans autorité réelle.
“ Dn ne connaissait que deux divisions, encore n’étaient-elles qu’i-« déa^ les chefs ayant essayé en vain de les séparer ; ainsi point de« brigades, de bataillons, ni de compagnies. Ce défaut d’organisation« obligeait l’armée à marcher en masse; ainsi point de reconnaissances,