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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
« point de détachemens ; de là, la difficulté de la faire vivre et de l’ap-« provisionner; de là, encombrement dans les logcmcns, d’où résulté-« rcnt des maladies contagieuses, aggravées par la saison. En un mot,« cette armée n’était plus qu’un sanglier qui, avant de périr, devait frois-« ser les chasseurs assez maladroits pour se trouver sur son passage. »
Le premier soin des vainqueurs de Chollet fut de couvrir la Loire .Haxo resta en observation à Saint-Florent avec la réserve des Mayençais.Le reste de l’armée, divisé eu colonnes, se rendit à marches forcées, Kle-her à Nantes et Beaupuy à Angers , pour mettre ces deux places à l’abrid’une surprise.
Les Vendéens se concentrèrent d’abord à Ancenis comme pour attaquerNantes , mais lesouvenir de leur première expédition les arrêta, et séduits pardes promesses inconsidérées qui leur faisait espérer la puissantccoopérationdes habitans du Perche et du Maine,,ils s’éloignèrent de la Loire et serendirent à Laval par Coudé et Château-Gonthier .
Cependant Kleber et Beaupuy, débouchant de Nantes et Angers , firentleur jonction à Condé et se mirent à la poursuite de l’année insurgée qu’ilstrouvèrent en position à Entrâmes. Westermann , avec son audace habi-tuelle, chercha, à la tête de l’avant-garde, à la déposter, mais il fut vive-ment repoussé. Toutefois les Vendéens étaient dans la situation la plus cri-tique: loin de se recruter, ils étaient accueillis avec effroi et ils entre-voyaient qu’ils ne tarderaient pas à être cernés. Les Mayençais à Château-Gonlhier et Villiers, interceptaient la roule d’Angers , la droite de l’arméede Rennes arrivait à Craon et 6000 hommes, stationnés dans le Calvados et la Manche sous le nom d’armée des Côtes-de-Cherbourg , se con-centraient à Caen sous les ordres de Sépher pour marcher sous Avran-ches.
U convenait aux républicains de ne point tenter d’attaque sérieuseavant que ces forces ne fussent en communication. Mais Léchelle étaitpar malheur au quartier-général, il voulut livrer bataille et ses disposi-tions furent aussi mauvaises que sa décision était inopportune.
L’ennemi était rangé en arrière d’Entrames sur le plateau de Croix-dc-Bataillc, au confluent de la Mayenne et de la Jouenne; pour l’aborder,il fallait traverser ce dernier cours d’eau et avant tout celui de l’Ouette.
I
Entre les deux ruisseaux, les Mayençais s’avancèrent en une seule co-lonne par la chaussée. Beaupuy en tête, puis Kleber, et après eux le géné-ral en chef avec Chalbos. Léchelle ne prescrivit aucune manœuvre, etlorsque selon l’ordre de marche, Beaupuy se présenta en colonne serréeau pont de la Jouenne, l’artillerie eunemic commença à l’ébranler ; unenuée de tirailleurs se jeta alors sur scs flancs. Kleber s’apprêta à le soute-nir en se déployant de» deux côtés de la route, comptant bien que Lé-