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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1793. fit

que Stofflct contenait avec résolution. Attaquée à revers, elle se débande,Kleber, Marceau, s’épuisent en vains efforts pour la raffermir; l’en-nemi pénètre avec clic dans Antrain qu’elle évacue, l’armée entière seretire à Rennes .

La trouée était faite; il s’agissait d’en profiter pour se porter rapide-ment sur la Loire et forcer le passage de ce fleuve; mais Nantes , maisles ponts de Ce et de Saumur étaient gardés, et des postes républicainssurveillaient les deux rives. On risquait donc, pour forcer des ponts oupour en établir, de perdre des momens précieux pendant lesquels Ros-signol pouvait accourir et livrer bataille avec tout l’avantage de la posi-tion. Ces réflexions et le souvenir de la facilité avec laquelle ils avaientpris Angers inspirèrent aux chefs un projet assez bien conçu, dont la for-tune leur refusa la réussite.

Ce plan consistait à mettre entre eux et Rossignol la Sartlie et les mursd’Angers . Couverts de ces obstacles, on espérait gagner assez de tempspour enlever les ponts de Cé et rentrer enfin dans le Bocage. On tra-verse, à marches forcées, Fougères et Laval ; on franchit la Sartlie àSablé,le Loir, à Durtal; on touche enfin aux portes d’Angers ; mais ellessont barricadées, il faut encore combattre. La résistance est opiniâtre, unejournée se consume, et le lendemain, l’arméedeRossignol, débouchant deChàteaubriant, passe la Sarthe et dégage la ville. Les insurgés, au déses-poir, se retirent d’abord à Baugé. Westermann sort d’Angers par la routede Saumur et s’interpose entre eux et la Loire .

Cependant la division de Cherbourg , sous Tilly, fit sa jonction avecKleber et Muller. On forma de ces trois corps une armée indépendante docelle de Rennes . Marceau en reçut le commandement avec la mission depoursuivre à outrance les Vendéens. Déjà le mouvement de Wester-mann avait décidé Larochejacquelin à repasser le Loir et à occuper LaFlèche; mais il n’y entra pas sans combattre. La garnison du Mans ,forte de 8 à 900 hommes, s’y étant portée, avait coupé les 'ponts. Ellelui en disputa le passage avec de l’artillerie. Pendant qu’il s’efforcait deles rétablir, Westermann lançait son avant-garde sur scs derrières; ilfallait donc repousser la faible colonne du Mans et se mettre en sûretéau-dela du Loir. Il y réussit enfin, acheva de détruire les ponts, força1 entrée du Mans et replia sur Alençon la petite troupe qui tentait de luifaire obstacle.

La nécessite de réparer les ponts du Loir retarda d’un jour l’armée de

ftt ccau. Larochejacquelin put respirer et donner quelques heures de. ^° s a 80S bandes exténuées par tant de marches pénibles. La secondej n< ’ e 11 ctait pas ecoulcc quand Wcsterman parut avec sa cavalerie. Sc-

11 Sa Co Utume, il commença 1 attaque; les Vendéens lui opposèrent leur