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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Dumerbion, était inspiré par son général d’artillerie, Napoléon ; enfin, à lafrontière d’Espagne , l’armée des Pyrénées orientales ( 35 ,ooo), sous Du-gommier, vainqueur de Toulon ; et l’armée des Pyrénées occiden-tales (2 5 ,ooo) commandée par Muller.
De plus, trois autres corps d’un effectif d’au moins 60,000 hommes,occupaient la Vendée et le théâtre de la chouannerie. La république avaitdonc sur pied, outre les garnisons des places et les dépôts qu’on peutévaluer à 3 oo,ooo hommes, un effectif de 460,000 combattans.
Les coalisés n’étaient pas en moindre nombre : Cobourg opposait' à Pi-chegru 160,000 hommes ; Beaulieu en avait 20,000 à Namur ; Blanken-stein (i 5 ,ooo) dans l’électorat de Trêves, se liait à l’armée prussienne (62,000) qui couvrait Mayence flanquée de l’autre côté du Rhin parl’armée impériale ( 65 ,000); Brunswick et Wurmser avaient l’un et l’autrequitté le commandement; ils étaient remplacés, le premier par le feld-maréchal Mœllendorf, l’autre par le prince de Saxe-Teschen. Aux Alpes ,& 3 ,ooo Austro-Sardes et, aux Pyrénées, 60,000 Espagnols tenaient têteà nos années du midi. Enfin 10,000 Anglais étaient rassemblés à l’île deJersey, prêts à se jeter sur les côtes de la Bretagne ; total 44 5 ,000 com-battans.
L’hiver ne suspendit point la guerre de la Vendée ; pendant l’excur-sion outre Loire , l’intérieur du pays était tenu en respect par la garnisonde Nantes et une chaîne de postes répartis le long du fleuve; Charetteseul tenait la campagne. Haxo l’attaqua dans le Marais: renforcé par lagarnison des Sables, il le rejeta sur la Vendée centrale, et après avoirinutilement tenté de reprendre l’île de Noirmoutier , il le repoussa pied àpied jusque dans la haute Vendée . Sur ces entrefaites, les désastres duMans et de Savenay firent rentrer dans le Bocage Stofllet, Larochejac-quelin et quelques autres chefs ; mais ils purent à peine renforcer Cha-rette, et leurs bandes réunies ne dépassèrent pas 6,000 hommes. La po-pulation la plus belliqueuse avait péri. Ceux qu’on rencontrait encore lesarmes à la main, aspiraient au moment de les déposer. A mesure queles détachemens de Haxo pénétraient dans leurs cantons, ils accouraientà lui, implorant son appui contre des chefs qui ne se recrutaient plusqu’à l’aide de violences.
Cependant Marceau rentra dans Nantes , et deux belles divisions tiréesdu Nord et des Pyrénées portèrent ses forces à 40,000 hommes. Ilvoulut s’emparer de Noirmoutier , occuper militairement le Bocage, dé-sarmer le petit nombre d’insurgés qui le parcouraient encore et surveil-ler la côte pour intercepter les secours préparés par les Anglais . De tellesdispositions, exécutées par des hommes comme Marceau, comme Klebcr,eussent dès-lors mis fin aux plus terribles scènes de la révolution; mais à