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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1974.

et à gailche, le prince de Kaunitz qui jeta, ail-delà de la Sambre, àMerbes* 2^,000 hommes, pour prendre position entre Beaumont etBoussu* et séparer Pichegru de l’armée des Ardennes. Cependant Co-bourg, le prince d’Orange et le duc d’York , divisés en trois corps d’é-gale force, rangèrent près de 100,000 hommes autour de Landrecies .

Cette petite place est située sur la rive droite de la Sambre; pour l’in-vestir, il fallait couper les routes d’Avesues, de Guise et de Cambrai ;Sur les deux premiers points, on était couvert par la petite Helpe et laforêt de Nouvion ; mais, du côté de Cambrai , on ne pouvait suppléer audéfaut d’obstacles naturels, que par un grand déploiement de forces*York remplit l’intervalle ( 35 ,000) en se retranchant aux bords de lit Selle *au CatCaU-*Câmbresis, à Troisville et à Catillon; Cobourg , s’étendant parNouvion, Fonleuelle et la Capelle, compléta les lignes de blocus. Leprihee d’Orange resserra la ville et en commença le siège. 4 à 5 ,000 hommesformaient la garnison qui ne montra pas moins de Constance que cellesde Valenciennes et de Condé.

Pichegru tenta de la dégager; mais il 11e mit point en pratique lesgrandes leçons de l’année précédente, et scs mouvcmens.>décousus n’eu-rent point de succès général. Au lieu de se concentrer et d’offrir la ba-taille, il manœuvra d’abord pour renouer les communications intercep-te'ds entre sa droite et son centre.

8 à 10,000 hommes débouchèrent du camp de César dans le but defaire diversion et de contenir le duc d’York . A peine à deux lieues deDouchain, ils se heurtèrent, sur les rives de la Selle, contre les redoutesennemies. Après un engagement long et douteux, ils se replièrent et,saisis, au moment de rentrer à Boucliain, d’une terreur panique, ils sodébandèrent et essuyèrent quelques pertes.

Cependant deux divisions se portèrent de l’Oise à Nouvion, et un fort dé-tachement déboucha d’Avesnespour se rendre maître du cours de la Helpe.Cette opération, Conduite mollement, eut pour seul effet de rétablir, parla Capelle, la liaison entre le centre et la droite. L’attaque Contre la forêtde Nouvion échoua. Après avoir pris une redouté, on fut battu et ramenédans le camp de Guise .

Après cet échec, Pichegru commença à se livrer à de grandes ma-nœuvres; il résolut de frapper le centre de Cobourg et en même temps dedéborder ses extrémités. Lancer 'à-la-fois sur Kaunitz l’armée des Ar-dennes et les troupes de Maubeuge ; faire filer dans la Flandre maritime5 o,ooo hommes, sous Souham et Moreau, et retourner à l’attaque deslignes de blocus par Boucliain, Guise et Avesnes, tel fut son plan, qui nesauva point Landrecies , mais qui changea les dispositions des coalisés.

Ce résultat ne l’a point préservé de justes critiques. O11 l’a blâmé d’a-