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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1794 .à la tôle do la seconde, prit, à Ilooglède, une bonne position qu’il défenditassez long-temps pour donner aux troupes battues le temps de se rallieret de revenir à la charge. L’ennemi fut à son tour contraint à vider lechamp de bataille et à rentrer dans le camp de Thielt. Ypres n’ayant plusà attendre de secours efficace, se rendit à discrétion.

L’armée des Ardennes, les troupes du camp de Maubeugo, renforcéespar deux divisions de Guise , formant un total de plus de 60,000 coin*battans, franchirent la Sambrc à Mel besct Thuin dans le but d’occuperMous et Charleroy . On culbuta l’ennemi à Biucli et Fontaitic-Levêquoet l’on renferma le gros de ses forces dans les redoutes de Grandreng;il fallait les enlever pour suivre ces premiers succès ; on s’y porta,mais on fut battu ; on perdit 4ooo hommes et l’on revint en désordresur la rive droite.

Cet engagement fut néanmoins assez vif pour déterminer Cobourg àenvoyer à ses lieutenans un renfort de 20,000 hommes. Il fit en mêmetemps passer à Clerfayl une division et lui prescrivit de troubler le sièged’Ypres, tandis que lui-même se tenait en observation à Tournai .

Pendant que les renforts étaient en marche, l’armée des Ardennes,pressée par lo représentant Saint-Just, passa de nouveau la Sambre etrecommença l’attaque de Grandreng où elle échoua encore. Cependantelle resta sur la rive gauche et entra en opération: deux divisions furentplacées à la garde des ponts, tandis que le général en chef s’étendit dansla vallée du Piéton pour menacer Charleroy et forcer Kaunitz à sortir deses retranchemcns. Mais les impériaux,loin de songer à la retraite, mar-chèrent résolument aux postes de la Sambre. Un combat sanglant s’en-gagea dans l’Yone et faillit être funeste aux républicains. Déjà le désordrese mettait dans leurs rangs et les ponts étaient obstrués par la foule desfuyards, quand Charbonnier, attiré par le bruit du canon, accourutsur lo flanc gaucho de Kaunitz . Ou parvint à regagner l’autre rive,maison avait encore perdu 4ooo hommes et de l’artillerie.

Les troupes avaient besoin de repos, Saint-Just 11’accorda pas un in-stant. Dès le 26, l’année se porta par Valcourt à Marchienne-au-Pout

commença l'attaque ; au bout de trois jours de combats acharnés, lepassage fut forcé et Charleroy investi. Mais le renfort de 20,000 hommesSl irveuant, les généraux ennemis tombèrent sur les lignes de blocus, etpour la troisième fois on repassa sur la rive droite affaibli de 2000hommes.

A ce même moment, Jourdan déboucha à la tête de 4 o,ooo hommes.L armée de la Moselle, cantonnée à Longwy, à Kaiserslautern , observaita-la-fois Beaulieu, Blankenstcin et Mœllendorf. Mais du côté des Vosges ,Cs coalisés ne firent aucune disposition offensive. Les Prussiens, dont