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CAMPAGNE DE 1794.
Les manoeuvres de Jourdan, pour profiter de sa victoire, goqt dignesd’être remarquées. De Sombref à Nivcllos, il fit suivre pas à pas les colon*nés battues, et lui-même, avec le gros de ses forces, marcha vivement con-tre le prince d’Orange, pour le rompre, déborder York et tendre lamain à Picljegru. Ce mouvement fut à la veille d’obtenir un succèscomplet.
On enleva Mons à la droite des coalisés, on les battit à BoeuH,onreplia les Hollandais sur Halle, Mais une fausse marche de l’armée duNord sauva le corps anglais . Pichegrp, après avoir chassé Clerfayt deDeynse, avait occupé Oudenarde, sur les derrières d’York , dans le butde le rejeter sur Jourdan, lorsque les représentans, sans tenir comptedes opérations sur la Sambre, lui enjoignirent de repasser la Lys et, dansun instant aussi décisif, de perdre son temps à assiéger les places de laFJandre maritime. Peu soucieux de les défendre, Clerfayt profita decelte circonstance pour gagner Alost ; York le suivit et s’arrêta à Ni-noYC.
L’armée combinée était sur le point de se former en demi-cercle autourde Bruxelles . Jourdan celui laissa pas le temps de s’affermir, il marchasur Nivelles contre Cqhourg et donna l’ordre à Klcberde chasser de Hallele prince d’Orange. A leur approche, ces deux généraux ennemis se re-tirèrent et sc concentrèrent à Mont-Saint-Jean.
C’était un succès de les avoir repliés dans cette position, depuis si cé-lèbre. On sait quelle est adossée au long défilé de la forêt de Soignies,et Cobourg n’était pas en mesure de recevoir la bataille avec si peu d’es*puce pour la retraite. Il se rendit donc directement à Lpuvain, laissant àMont-Saint-Jean les Hollandais pour masquer son mouvement rétrograde.
Jourdan et Lefebvre, débouchant, l’qn de Nivelles , l’autre de Gcm-mappe, tombèrent à-la-fois sur le prince d’Orange, le culbutèrentdans la forêt d’où il gagna péniblement Bruxelles . Là, il fut rejointpar le duc d’York , et tous deux se retirèrent à Malines. Clerfayt,se croisant avec eux, alla reprendre à Louvain la droite de Cobourg ; d’unautre côté, Beaulieu, repoussé par Hatry, d’abord de Sombref, puis deGembloux , 11c put s’arrêter qu’à Tirlcinont.
Cependant Jourdan fit son entrée à Bruxelles, où Pichegru s’étaitrendu, dès la veille, par la route de Gand . Les deux armées républi-caines opérèrent ainsi leur jonction au centre des Pays-Bas. Fortes dei 5 o,ooo hommes et de l’ascendant de leurs victoires, elles eussent dès-lors fait irruption en Allemagne ; mais le temps n’était pas venu d’animerd’une seule impulsion de telles masses d’hommes. On se borna d’abord àempêcher les coalisés de renouer leurs communications.
Le duc d’York essaya de s’étendre le long du canal de Louvain , où il