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GUERRES DE LA REVOLUTION.
masse à Dietz et Limbourg sur Marceau qui fut rompu. La ligne de laLahn était perdue et la situation devenait délicate; la retraite surNeuwiedétait interceptée, il fallait gagner la Sieg au risque d’y être prévenu.Marceau se dévoua au salut de l’armée, dont il assura la marche, encouvrant son flanc droit et en disputant le terrain pied à pied à un en-nemi supérieur en nombre et victorieux. En avant d’Altenkirchen cejeune général, dont la courte carrière a jeté tant d’éclat, soutint undernier choc durant lequel Jourdan se mit enfin hors de péril, mais quilui coûta la vie. Atteint mortellement il tomba mourant entre les mainsdes impériaux.
Le lendemain l’armée rentra dans les relranchemens de Dusseldorf etrepassa le Rhin . A peu de jours de là, les restes de Marceau furent remisaux avant-postes français , et les impériaux, de concert avec ses ancienscompagnons d’armes, lui rendirent les derniers devoirs. Il fut inhuméà Coblentz au bruit des salves d’artillerie tirées en même temps des deuxcôtés du fleuve.
Jourdan, mécontent du Directoire qui avait refusé de lui porter se-cours par un mouvement de l’armée du Nord, donna sa démission etfut remplacé par Beurnonville.
III
OPÉRATIONS DE D’ARMÉE DE RIIIN-ET-MOSELLE.
Combat du pont de Mannheim (14 juin).—-Passage du Rhin, prise du fort de Kehl (» 3 ).—Combatde Renchen (29).—De Ereudenstadt (3 juillet).— De Rastadt (6). — Bataille d’Esslingen (9). —Combat deCanstadt (29).—Bataille de Nereshcim (ri août).—Mouvement de Moreau (16 à 19)—De l’archiduc (16).—Invasion de la Bavière (24).—Manœuvres de Moreau (i“ au 10 septem-bre).—Sa retraite.—Bataille de Biberach (2 octobre).—Occupation du val d’Enfer (r 1).—Batailled’Emnedingen (19).—Candcrn etScbliengen (23-26).