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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
couvrant la rampe de Rivoli, fil craindre à Massena de ne pouvoirsemain-tenir sur le plateau; il ordonna un mouvement général en arrière,en sedirigeant vers les sources du Tartaro. De l’autre côté du lac, Saurct avaitnégligé la Rocca d’Anfo, trois divisions sc déployèrent sans obstacle au-delà du défilé; celle de droite, traversant le mont Saint-Osetto, pointa surBrescia , où elle entra sans brûler une amorce; le centre suivit la chausséejusqu’à Gavardo; la gauche s’avança dans le val de Toscolano, en repliantles postes français. Saurct, vivement pressé, évacua Salo pour se retirer àDezcnzano, abandonnant Guyeu et une demi-brigade dans le bâtiment oùelle était casernée; enfin, à la gauche de l’Adige , l’avant-garde impériales’avança par les hauteurs jusqu’aux glacis de Vérone .
Ces faits, dont les rapports arrivaient d’heure en heure au quartiergénéral de Gastel-Novo, dévoilèrent les projets de Wurmser ; rien n’avaitété signalé à la droite de Vérone, l’attaque se déployait donc de Vérone à Brescia ; elle prenait à revers les positions de l’armée française et ten-dait à la concentrer sur Mantoue .
Tel était, en effet, le plan du feld-maréchal; il poussait son armée entrois corps, la gauche sous Davidowich (3 divisions, 12 à i 5 ,ooo) par lachaussée du Tyrol, la droite sous Quasdanowich (3 divisions, 20,000)parcelle de Brescia , et le centre, qu’il conduisait en personne (4 divi-sions, 32 ,ooo), entre le lac et l’Adige . Il espérait replier les corps d’ob-servation sur les divisions de siège, et décider du sort de l’Italie en uneseule journée, sous les murs de Mantoue .
Bonaparte prit aussitôt quelques mesures; il rappela Augercau de Lc-gnago à Roverbella, et le renforça d’uue brigade et de deux bataillons ducorps de Serurier sous Dallemagne; ces troupes passèrent sur-le-champà la rive droite du Mincio.
Le 3 o juillet l’action continua : la droite de Quasdanowich acheva des’établir dans Brescia , le centre poussa jusqu’à Ponte San-Marco, lagauche combattit toute la journée sans succès à Salo , pour enlever Guyeuqui, dénué de vivres, à peine pourvu de munitions, défendit, avec uneconstance admirable, un bâtiment ouvert. Massena, continuant son mou-vement rétrograde, évacua Vérone , et disputa le terrain pied à pied duTartaro au Mincio.
La marche de Wurmser s’opérait donc victorieusement; on ne pouvaitplus s’y opposer par une défensive directe, il fallait manœuvrer pourl’arrêter.
Mais Bonaparte avait "déjà saisi le vice capital des combinaisons de sonadversaire; il les déjoua par un de ces traits de génie qui étonnent autantpar leur simplicité que par leurs grands résultats.
Le feld-maréchal porte scs trois colonnes concentriquement sur Man-