14S GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
pensant atteindre par le flanc la division française; mais il se heurtacontre Augercau qui, après avoir enlevé, perdu et repris Le Nove, le fitenfin reculer jusqu’à Bassano.
Cette journée fut meurtrière. Bonaparte attendait le lendemain poursuivre ce premier succès, forcer l’entrée de Bassar.o, mettre Alvinzy horsde combat, et remonter par la Brouta sur les derrières de Davidowich,mais des nouvelles inattendues le rappelèrent sur l’Adige .
Vaubois, averti des projets de son adversaire,avait pris l’initiative; pen-dant deux jours (i et 2 décembre) il avait attaqué Saint-Michel et avait en-fin échoué. Davidowich, à son tour, l’avait assailli et battu sur l’Avisio . Ilétait à ce moment concentré aux défilés de Caliano; mais Trente étanttombé au pouvoir de l’ennemi, les milices tyroliennes, commandées parLaudon, s’étaient portées sur la rive droite de l’Adige à Torbole , d’oùelles menaçaient la Corona alors entièrement dégarnie; Vérone allait setrouver compromis, et il était nécessaire de pourvoir à sa sûreté.
De toutes parts on s’ébranla pour prendre des positions nouvelles.Bonaparte abandonna le champ de bataille où il venait de vaincre. A 1 -.vinzy, qui avait déjà fait scs préparatifs pour repasser la Piave, revintsur ses pas; Joubcrt, avec quelques bataillons tirés de Mantoue , courutà la Corona; enfin Vaubois, qui depuis quarante-huit heures défendaitvictorieusement Caliano et laPietra, les évacua soudainement pour re-culer jusqu’à ltivoli. A peine y était-il établi, que Bonaparte alla passeren revue sa division, lui fit de vifs reproches, et lui fit jurer de vengersa défaite. De ce côté la défense était assurée, restait à contenir Alvinzyau-delà de l’Adige .
Le champ d’opérations, sur ce fleuve, est limité entre Vérone et Lc-gnago : au-dessus et au-dessous on rencontre des montagnes sans roulestracées, ou des marais impraticables. Dans l’intervalle entre les deux villes,l’Adige fait une légère courbure, dont la convexité est marquée par l’em-boLichure de l’Alpou, petite rivière qui descend des Alpes et qui coupe,à trois lieues de Vérone , la chaussée de Vicencc. En s’étendant jusqu’àl’Alpon, on réduisait à l’espace entre Albarc et Legnago la partie ac-cessible du fleuve, ou plutôt on eu interdisait le passage.
Mais Alvinzy avait déjà rangé son armée sur les hauteurs en arrièrede Caldiero, il fallait avant tout le déposter. Bonaparte sortit de Vérone le 11novembre au soir, etse porta à l’entrée de Caldiero ; là, il fit reconnaître lesimpériaux; ils occupaient la montagne à partir d’un marais qui la séparede l’Adige jusqu’au village de Cologrola ; leur ligne, couverte de redouteset de batteries, ne parut abordable que par la droite, où un mamelon ladominait; le lendemain, au jour, Masscna s’ébranla par Lavagno poura tourner. Les tirailleurs s’étanl trop avancés furent enlevés avant qu’on