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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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CAMPAGNE DE 1793. W

pût les secoiu’ii' et donnèrent l’éveil à l’ennemi; Àlvinzy lit occuper lemamelon et rendit sa droite inexpugnable. Toutefois, Augeroau enlevaCaldjero, et le feu s’ouvrit sur toute la ligne, mais sans effet. Les Françaisne gagnèrent rien sur les impériaux, ceux-ci essayèrent do charger. Onbivouaqua chacun dans ses positions; la pluie avait contrarié les mou-vemcns des Français , elle ne cessa pas de tomber pendant la nuit; aujour, Bonaparte ne croyant pas pouvoir, avec succès, renouveler l’attaque,rentra dans Vérone . Alvinzy poussa ses avant-postes jusqu’à Saint-Michel.

Tout semblait perdu : Yauhois, réduit à 8000 hommes, allait avoir àsoutenir une attaque formidable, et au feld-maréchal victorieux, onn’opposait plus que j 5 à 16,000 hommes. Enfin le corps de siège, comp-tant 8 à 9000 combattaus, avait peine à contenir la garnison de Man-toue. Dans ce moment solennel, ni l’armée ni son général ne perdirentcourage.

Bonaparte saisit, par un nouvel effort de génie, le côté vulnérable dufeld-maréchal; pendant que celui-ci réunissait ses colonnes et se préparaità l’assaut de Vérone , les Français restèrent immobiles, ils passèrentdans l’attente les journées de 6 1 3 et i 4 - Le 14 au soir, on prit les armeset l’on sortit en trois colonnes par la porte de Milan : l’émotion étaitgrande, Battait-011 en retraite? abandonnait-on l’Adige et Mantoue ? oùallait-on s’arrêter? quelle ligne de défense trouverait-on en arrière, propreà contenir les deux généraux autrichiens une fois réunis? était-ce le Min-cie tourné par Mantoue? était-ce l’Oglio ou l’Adda au cours trop étendu ?quitter l’Adige, c’était livrer l’Italie , c’élait perdre le fruit de tant devictoires! Telles étaient les réflexionsqui agitaient l’armée ; mais ce momentd’anxiété fut de courte durée. À peine hors de Vérone , la tête de colonnetourne à gauche, et l’on descend en silence les bords du fleuve jusqu’àJtonco, où un pont de bateaux vient d’être jeté: dès-lors le plan de Bo-naparte se dévoile, et la confiance renaît dans tous les cœurs.

On n’a pu enlever de front ni tourner par la droite les hauteurs deCaldiero , on les tourne par la gauche. Les impériaux s’appuient de cecôté aux vastes marais qui s’étendent entre l’Alpon, l’Adige et les mon-tagnes; mais ces marais sont accessibles; trois digues, partant de Ronco,les traversent : celle de droite conduit à l’emhouchurc de l’Alpon, celledu centre à Arcole et Villanova, celle de gauche à Caldiero . Or, Alvinzyest en position sur la hauteur, ses réserves a Villanova, ses avant-postesaux glacis de Vérone : on menace donc à-la-fois son flanc gauche et sesderrières. S’il marche sur la place, où Kihnaine est resté avec aooo> hommes, on s’avance par Porcil et Gombion, on le prend en queue,on l’accule aux remparts; s’il revient sur Villanova, il trouve sa réserve

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