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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

L’Autriche , l’émigration lui prêtèrent tics officiers-généraux et, pour lescommander en chef, Mack, devenu depuis si fameux.

Quel que fût le succès, l’Angleterre arrivait à son but : si les Napoli-tains réussissaient à dégager le patrimoine de Saint-Pierre, les hésita-tions de Vienne et de Pétersbourg devaient cesser ; s’ils succombaient,l’Autriche était forcée d’intervenir, sous peine de renoncer pour jamais àl’Italie .

Mack était fécond en projets où il ne tenait pas assez compte de lavaleur de ses adversaires. Sans être troublé par les souvenirs de Turcoing,il présenta aux conseils de Ferdinand de vastes combinaisons où il s’agis-sait encore d’anéantir l’armée française. On devait soulever le Piémont pour paralyser la Cisalpine; on devait jeter 7 à 8000 Napolitains en Tos-cane pour occuper les débouchés des Etats-Romains; on devait s’avanceravec le reste de l’armée par toutes les routes à-la-fois, de manière à enve-lopper les corps cantonnés dans la nouvelle république. Depuis le départde Berthier, ils étaient commandés par Chainpionnet, qui avait été obligéde fournir un renfort à la garnison des îles Ioniennes et à qui il ne restaitpas plus de i3 à 14,000 hommes.

La réserve et les parcs (îà 3 ooo), sous Rey, étaient à Ancône . Enavant de cette place jusqu’au Tronto , la gauche ('a à 3 ooo) commandéepar Duhcsme, était stationnée dans Fermo, Ascoli et les autres villes dulittoral. Lemoine, avec le centre (2 à 3 ooo), gardait Terni et Rieti . Enfinla droite (6000), sous Macdonald, ayant à ses ordres les brigadesMaurice Mathieu, Kellermann fils , et Kniazewitz occupait Rome et sedéployait jusqu’à la frontière napolitaine. Ainsi la petite armée de Chain-pionnet était échelonnée par faibles détachemens depuis Terracine jus-qu’à Ancône , et il n’était pas invraisemblable qu’en menaçant à-la-foisson centre et ses ailes, on réussît à l'empêcher de se concentrer, à la dé-truire par des attaques partielles , enfin à pousser ses débris sur desroutes interceptées.

Le plan de Mack fut adopté; Nelson s’empressa d’offrir ses vaisseauxau détachement de Livourne ,• tous les ressorts de la diplomatie furentmis en jeu pour déterminer le roi de Sardaigne à se déclarer ; enfin Fer-dinand voulut marcher avec l’expédition. L’idée générale semblait si bienconçue, on doutait si peu de la victoire, qu’on ne songea guère aux dé-tails et l’on ne chercha pas le véritable point d'attaque*

Plusieurs routes conduisent de Naples aux États-Romains, toutes par-tent deCapoue pour aboutir : celle au nord de l’Apennin à Ascoli; celledu revers méridional à Rome, et celle de la crête à Rieti et Terni . Cettedernière est tracée jusqu’à Aquila sur le versant septentrional, mais àquelques lieues de la ville, entre la Pescara et le Yclino, elle traverse