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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
clergé; des partisans de l’Autriche , les honneurs du triomphe et l’ons’empressait à l’cnvi de lui offrir des fêtes brillantes. D’ailleurs, son pland’opérations le retenait au centre de la Lombardie . Celte province étaitoccupée, mais, pour la réduire, on voulait prendre toutes les forteresses dela république cisalpine. On voulait de plus soulever les bailliages italiensde la Suisse et les Grisons , afin d’appuyer de ce côté la gauche de l’archi-duc. Kray et Klenau étaient déjà autour de Mantoue, Ferrare et Bo-logne : on les fit soutenir par Ott qui occupa Plaisance et Parme . Onenvoya des détachemens à Bellinzona , sur le Haut-Adda et dans la valléede l’Oglio. Enfin on assiégea le château de Milan et Pizzigliitonc. Cesmesures prises, il restait à peine à Suwarow 40,000 hommes qu’il lança,en deux colonnes, à la poursuite de Moreau. La gauche passa le Pô etmarcha sur Tortone , où elle s’établit en investissant la citadelle. L’autregagna directement Valence.
Après quelques alertes données soit sur le Pô, soit sur le Tanaro , pourforcer le général français à sortir de son camp, mais dont il ne fut nulle-ment ému, Suwarow prit le parti de brusquer l’attaque. Il jeta à Busi-gnano une division de 7000 hommes qui se mit aussitôt en devoir decouper la ligne de défense en se rabattant sur Valence. L’occasion étaitbelle de prendre une éclatante revanche du désastre de Lecco . Grenieret Victor se ruèrent sur les flancs de la colonne russe, la brisèrent, tuè-rent son général et, avant quelle eût été suivie ou secondée, la précipitè-rent dans le fleuve à demi détruite.
L’ennemi, renonçant à pénétrer de front dans le camp français , ma-nœuvra pour le tourner par la gauche. Le quartier-général fut transportésous les murs de Turin et l’armée combinée s’échelonna sur la rive droitedu Pô. Moreau, forcé de prendre un parti, tenta d’abord de s’ouvrir laroute de Gênes ; mais, après une forte reconnaissance poussée dans laplaine deMarengo, jugeant le succès incertain, il évacua sa position quin’était plus tenable pour se replier sur la crête des montagnes. La gauchetraversa Asti, escorta des convois jusqu’au col de Fenestrclla et s’établitprès de Coni ; le centre gagna Ceva qui s’insurgea et lui ferma sesportes; il tourna cette ville et l’investit. La droite remonta par Acquisur Carcarc.
Cette belle retraite déjoua les projets de Suwarow ; elle fut suivie dedispositions non moins habiles. Macdonald arrivait en Toscane et Pérignonavait été envoyé de l’intérieur à Gênes . Moreau prit cette dernière villepour pivot de ses mouvemens, il y concentra le gros de ses forces; lesavant-postes occupèrent la Bochetta et Gavi. Victor, après avoir chasséde Poutremoli l’avant-garde de Ott , s’y arrêta pour tendre la main àl’armée de Naples. Enfin Moreau revint de sa personne à Coni , où il