m GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
Cette position lui permettait d’attendre l’arrivée de Brune et de Du-monccau, qui accouraient à marches forcées. Mais le général anglais , aulieu d’attaquer, se fortifia derrière les digues et dans les villages du Zyp,et voulut essayer la [voie des négociations. U demanda des passeportspour un envoyé, chargé de faire au gouvernement Batave dés proposi-tions. Dacndrls en référa au ministère, et pendant qu’on attendait uneréponse négative, les deux autres divisions entrant en ligne donnèrentaux républicains la supériorité du nombre.
Brune n’hésita pas à en profiter avant l’arrivée des derniers convoisque contrariaient encore les vents. 11 porta son quartier-général à Alk-maar, ville d’où l’on surveille à-la-fois les polders et les dunes, et aprèsavoir organisé l’armée il rapprocha la droite du centre, puis il rangeases trois divisions en demi-cercle sur trois chaussées qui aboutissent auZyp. Lorsque chacun fut à son rang, le général en chef donna l’ordre depousser en avant. Les Français , commandés par Vandamme, marchèrentsur Pc!ton et enlevèrent d’élan la digue; puis, foudroyés par le feu dequatre bûtimens embossés près du rivage, ils furent contraints de lâcherprise et de rentrer dans leurs positions. Le centre, sous Dumonceau,pé-nétra dans le village de Krabendam ; mais en se déployant, une partie dela division se fit écraser, et laissant la colonne principale aux mains avectout le centre anglais , elle entraîna sa déroute. Tout plia et Daendcls,ébranlé, vida le champ de bataille dans le plus grand désordre.
Après cct échec, Brune ne songea plus qu’à attendre le choc des vain-queurs, il couvrit son front de coupures, de retranchcmens; il jeta desponts sur les canaux pour assurer la libre communication entre les aileset le centre; enfin, il pressa la marche des renforts que les gouvernemensfrançais et batave avaient promis.
De son côté, le général anglais se contenta d’étendre sa gauche jusqu’àMcdenblick, dont la flotte s’était emparé. Il attendait pour sortir du Zyp,le débarquement du reste de l’armée. Bientôt Hermann et Essen amenè-rent au Ilelder i3,ooo Russes et le duc d’York 4ooo Anglais . Albercrom-bie s’efforça dès-lors d’élargir le débouché de son centre; mais Brunel’attaqua et le resserra dans sa position (i 4 ).
Cependant le prince anglais , fort de 35 à 4o,ooo, ne pouvait se ré-signer plus long-temps à finaction.il se mit en mouvement pour envahirla Nord-Hollande . Après avoir jeté Albercrombie avec 7000 hommes dansllorn , petit port du Zuiderzéc au-delà des polders, il lança trois colon-nes sur les trois digues que couvrait l’armcc franco-batave. Son but étaitde la déborder le long de la mer, de l’acculer aux polders, de la poussersur le détachement d’Albcrcrombie et de la prendre en Ire deux feux.
La droite des coalisés, commandée par Hermann et lïsscn, composée