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CAMPAGNE DE 1808.
nitions et l’on jeta, à une lieue des faubourgs, une forte avant-garde,couverte par un canal qui coupe le chemin de Cuenca .
Mpncey, retardé pendant trois jours par la marche de ses convois, neput troubler ces dispositions, et il ne fut en mesure que le 27 . Il employala journée entière à forcer l’avant-garde , à passer le canal , à disperser -les tirailleurs qui, à l’aide des maisons et des nombreuses coupures duterrain, faisaient feu sur lui de tous côtés. Le lendemain, le combats’engagea sous les murs de la ville. Mais l’effort désespéré des habitansl’emporta sur la tactique et la discipline. Le maréchal tenta sans succèsd’enlever une des portes ; après avoir perdu un millier d’hommes, il necrut point pouvoir renouveler l’assaut, et comme la province de Cuenca s’était insurgée sur ses derrières , il se mit en retraite par la route royaledont l’accès présente moins d’aspérités. Les levées de Murcie cherchè-rent à l’arrêter au passage du Xucar, mais il les écrasa et il parvintsans nouvelles pertes à Almanza, d’où il se porta à Albacete , puis à Ocana.
Le rappel de Chabran avait compromis Moncey ; l’échec du maré-chal eut des conséquences plus funestes pour le 2 e corps de la Gironde .Parvenu au Guadalquivir , Dupont eut ordre de pousser en avant. Il sortitd’Andujar par la route de Séville qui longe la rive gauche du fleuve,jusqu’à Alcolea, où elle repasse un moment sur la rive droite, pourtraverser Cordouc. La tête du pont d’Alcolea était couverte de retranche-mens, où 12 pièces étaient en batterie soutenues par 3ooo hommes detroupes réglées. Ces positions ne tinrent pas deux heures ; on les força,et la division espagnole se replia au-delà de Cordoue . Cette ville essayad’arrêter les vainqueurs, elle ferma scs portes et les habitans firent feu.Vaine tentative , dont le seul effet fut d’attirer sur eux les malheurs d’unassaut.
Cependant Dupont mesurait avec inquiétude la distance qui le sépa-rait encore de Cadix . Il s’était d’abord flatté d’y arriver par étapes, et sespremières marches, dans les plaines de la Manche, ne l’avaient point dé-trompé. Mais, depuis qu’il avait dépassé les défilés de la Sierra-Morena ,l’aspect du pays était tout autre. Des villages abandonnés, des villes selivrant au meurtre et au pillage, enfin, des corps d’armée où l’on recon-naissait la présence de troupes régulières , constataient l’exaltation que lajunte de Séville avait fait naître, et les moyens qu’elle avait de la soute-nir. Dans cette conjoncture, le général français prit le parti de se replierà Andujar , et d’appeler à lui ses deux autres divisions. Vedel se hâta detraverser la Manche et de se frayer le col de la Sierra-Morena , qu’occu-paient déjà des bandes insurgées. Gobert (qui avait été échangé)s’échelonna en seconde ligne pour maintenir la communicationavec Madrid. Dupont était disposé à évacuer l’Andalousie , des ordres
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