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GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
donnés de loin, basés sur une connaissance inexacte des faits et des loca-lités, l’y retinrent. Cependant le but principal de l’expédition était man-qué , l’escadre de Cadix avait été forcée de se rendre, et les corps quidevaient appuyer les deux ailes ne pouvaient rien pour les seconder;Moncey se retirait, et Junot était hors d’état de sortir du Portugal .
L’armé espagnole ne tarda pas à prendre l’initiative. La junte de Sé-ville avait à sa portée les troupes du camp deSaint-Roch (10,000), cellesqui étaient entrées en Portugal (5 à 6000); elles les augmenta de levéesnouvelles. Elle tira de Cadix et de Gibraltar un beau matériel et elleforma trois divisions sous Théodore Rediiig, Coupigny, Jones une r-servesous LaPena et deux corps détachés sous De-La-Cruz etValdecanaz(28,000 d’infanterie, 2000 chevaux) commandés en chef par Castanos .
Ces forces se portèrent sur le Guadalquivir. Castanos débuta par despourparlers qui n’amenèrent aucun résultat. Pendant ces conférencesinutiles, les troupes françaises occupèrent Jaen ; mais, au premier mouve-ment de l’ennemi, Dupont se replia tout entier sur la rive droite du fleuveet ne songea plus qu’à en défendre l’accès. A cette époque de l’année sat:«che était compliquée, la sécheresse rendait plusieurs gués praticables,et la surveillance devait s’étendre sur des points d’une assez grande di-vergence.
Andujar est la clef de cette position défensive; car c’est là que la route,quittant la plaine et la rive gauche, commence sur l’autre rive à s’écar-ter du fleuve pour monter, en serpentant, le revers méridonal de laSierra-Morena . Ou se rend encore du lit de la rivière au sommetde la montagne par les communications secondaires de Mengibar àGuar-roman par Baylen, et de Baeza par Linarès à Guarroman et la Caroline.La Caroline est à l’entrée du défdé de Despena-Perros, porte du plateauintérieur; il y a de la Caroline à Andujar 12 lieues; d’Andujar à Baeza j2 lieues et de Baeza à la Caroline 8 à 9 lieues. Dupont, placé avec20,000 hommes dans ce triangle de 33 lieues de périmètre, devait cer-tainement s’y maintenir. Mais il y eut, dans ces tristes journées, unesuite de malentendus et de faux mouvemens qui perdit tout et quidonna au soulèvement de l’Espagne une vigueur nouvelle.
Gastanos ayant porté son quartier général à Arjonilla, en avant d’Ar-jona , Dupont ordonna à Gobert de descendre des montagnes et d’entreren ligne. De peur d’être tourné par sa droite, il fit détruire le pont deMarmolejo. Yedel fut placé à Baylen, Gobert à la Caroline, et Bélairavec un détachement de 1 5 oo hommes au gué de Mengibar. Le quartiergénéral, avec la colonne qui avait percé jusqu’à Cordoue , resta àAndujar .
I.es deux armées, séparées par le Guadalquivir , s’abordèrent) bientôt.