m GUERRES DE LA REVOLUTION.
vado , la cavalerie conserva ses chevaux et la troupe ses armes. Cette re-traite, bien différente de celle de Moore, est un des titres de gloire dumaréchal. Serré, comme l’avait été le général anglais , entre deux arméessupérieures en nombre, il les évita l’une et l’autre. U passa sur le corpsd’une population insurgée. II sut inspirer aux soldats assez de confiancepour leur faire supporter avec une constance admirable, la disette, latempête et les difficultés d’une route où ils furent escortés d’un feu rou-lant, auquel ils ne pouvaient répondre.
Les Anglais ne dépassèrent pas la frontière, impatiens de se rabattresur l’Estramadure et d’opérer contre Victor. Soult arriva sans combattresous les murs de Lugo qu’assiégeait La Romana. A son approche, lesEspagnols s’éloignèrent, et l’armée prit enfin quelque repos. Ney étaitalors dans les Asturies d’où il revint après les avoir pacifiées ; il eut avecson collègue une entrevue où ils concertèrent leurs mouvemens. Le pre-mier se chargea de déblayer la rive droite du Minho ; le second, de pour-suivre sur la rive gauche La Romana qui s’était retiré à Orense . Soultmanœuvra pendant près d’un mois et poussa son adversaire sur la fron-tière du Portugal , puis, attiré par les évènemens de l’intérieur, il lâchaprise pour gagner Benavente et Zamora . Alors, Ncy, réduit à ses pro-pres forces, ne put donner suite aux succès qu’il avait obtenus d’abordcontre les Galiciens, il évacua la province, rappela les troupes des As-turies et se concentra dans le royaume de Léon.
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