CAMPAGNE DE 1809.
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rent leur feu, tandis que les mortiers couvraient la ville d’une grêle debombes. Les habitans se réfugièrent dans des souterrains où une horri-ble contagion les atteignit.
Sur ces entrefaites, Lannes reprit le commandement et ne tarda pas àordonner l’assaut (27 janvier). On pénétra dans la ville; mais rien n’étaitfait : un feu terrible partant de tous les édifices, arrêta les vainqueurs.
Il fallut disputer chaque maison, chaqtle étage, chaque chambre; il fal-lut, à l’aide de la mine, ouvrir un chemin à travers les décombres. Lan- vnés recula devant cette lutte meurtrière, il reporta l’attaque sur d’autrespoints, il enleva le faubourg, et maître de la rive gauche, il mit en bat-terie cinquante pièces qui commencèrent à détruire les maisons de la rivedroite, où l’on gagnait eu même temps du terrain par les premières brè-ches. On se mit ainsi en possession du quart de la ville; ce fut alors quela junte offrit de se rendre. La capitulation fut signée le 20 février, lesiège avait duré soixante-deux jours. Le feü, l’épidémie avaient dévoré3 o,ooo Espagnols; 8,000 Français avaient péri.
La sublime constance de Saragosse frappa d’admiration tout le peu-ple espagnol, et les juntes ne renoncèrent pas A disputer aux Français leur sanglante conquête. Lorsque le 5 e corps se fut éloigné pour prendreen Castille des cantonnemens, d’où il se porta en Estrainadure, Blakepartit de Tortose à la tête de 40,000 hommes pour disputer Saragosse au3 ” corps, qu’on venait de mettre sous les ordres de Suchet. Les Espa-gnols, vainqueurs à Alcaniz , poussèrent jusqu’à la Guerva; mais ils fu-rent défaits à Maria, à Belchite, et se retirèrent les uns en Catalogne ,les autres à Valence. Suchet resta maître de l’Aragon .
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