352 GUERRES DE LA. RÉVOLUTION.
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Siège de Saragosse (îo décembre 1808 au 10 février 180g).—Capitulation (»o février).—Combatsd’Alcaniz (10 juin)—De Maria (i 5 ).—De Belchite (18).
Après la bataille de Tudela , le 3 6 corps renforcé plus tard par le 5 ",assiégea Saragosse. Lannes étant éloigné de l’armée par une maladie,Moncey commença les opérations. Il reconnut l’impossibilité d’enlever laville, et il ouvrit la tranchée dans la nuit du 29 au 3 o décembre.
Saragosse était alors peuplé de 5 o à 60,000 âmes. L’Ebre le sépared’un faubourg qui communique avec lui par un pont de pierre. Un murd’enceinte, une mauvaise citadelle, des rues étroites et sinueuses étaientses moyens matériels de défense. Mais de tant de cités où les vieux sou-venirs sont encore vivans, c’était celle où les traditions de l’antique hon-neur national et des anciennes libertés avaient conservé le plus d’empire.C’était celle où l’insurrection s’était organisée avec le plus d’énergie, etles succès obtenus naguère contre Desnouettes et Verdier avaient exaltéles âmes jusqu’à l’héroïsme.
3o,ooo hommes en état de porter les armes s’étaient renfermés dans laplace; les Anglais les avaient abondamment approvisionnés, et, durantl’intervalle entre les deux sièges, on avait élevé des batteries, desretran-chemens, des redoutes; on avait muré les rez-de-chaussées, percé demeurtrières les autres étages, on avait ménagé entre les maisons des com-munications.
Moncey fut remplacé le 1 ' janvier par Junot qui, au bout de quinzejours, poussa les tranchées jusqu’au mur que baignel’Ebre . Il les étenditensuite le long de l’enceinte; il dressa les batteries de brèche qui ouvri-