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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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-356 GUERRES DE LA RÉVOLUTION.

Prusse et l’eût dès ce moment entraînée dans la coalition, avait en outrel'avantage d’éloigner les armées autrichiennes de ces champs de batailleoù les défaites sont mortelles. Mais lorsque le prince apprit que Napo-léon, de retour à Paris avec sa rapidité ordinaire, avait renforcé Ou-dinot et l’avait dirigé sur Donauwerth; que Massena conduisait de l’in-térieur sur le Lech un corps de 3 o,ooo hommes ; enfin que la garde etla cavalerie de réserve étaient en marche pour la vallée du Danube , ilcomprit que Vienne allait être promptement menacé. Alors il passale fleuve à Lintz et ne laissa sur la rive gauche, pour les opposer à Da-vout qui se rapprochait d’Ingolstadt , que les Go,ooo hommes de Belle-garde, et Kollowrath. Il espérait encore, en saisissant franchement l’ini-tiative, prévenir l’arrivée de l’empereur, pousser les troupes françaisesjusqu’au Rhin , sortir enfin des combinaisons connues. Après avoir mas-qué la forteresse de Passau et jeté Jellachich (9000) à Salzburg , pourcommuniquer avec l’armée d’Italie, le généralissime prit avec lui les 3 'et 4' corps, plus les réserves (60,000); il mit à sa gauche les 5' et 6' corps(4o,ooo), sous les ordres de Hiller, et dans les premiers jours d’avril,l’armée entière déboucha : la droite, des montagnes de la Bohême parPilsen et Klattausur Ratisbonne : le centre, parShœrding sur Plattling : lagauche par Braunau sur Landshut et Moosburg . Jellachich, côtoyant lesAlpes du Tyrol, pointa droit sur Munich .

Hiller seul trouva de la résistance; les troupes bavaroises ( 3 o, 8 oo) dis-putèrent les passages de Moosburg et de Landshut . Mais lorsqu’elles vi-rent l’archiduc généralissime, déborder leur gauche par Dingolfing etLandau, et menacer de les prendre à revers, en poussant jusqu’à la chaus-sée de Ratisbonne , elles se replièrent sur l’Abens.

Tout semblait aller au gré des désirs del’archiduc, ses desseins eussenteneffet réussi, s’illui eût été possible d’animer les troupes autrichiennes de quel-que activité. Mais elles ne se départirent point de leur lenteur habituelle,et, au moment où elles se déployaient au-delà de l’Iscr, Napoléon, sur-venant au quartier-général de Donauwerth, prit le commandement qu’ilavait provisoirement confié à Berthier. L’empereur trouva son année dis-séminée de Schongauà Daswang, sur un front de 60 lieues. Le premiermouyemeut de Davout avait été d’accourir à Ingolstadt ; mais Berthierlui avait donné l’ordre d’occuper Ratisbonne ; il y était dans cet instantà attendre son arrière-garde, qu’il avait établie d’abord à Neumarkt etDaswang. L’armée bavaroise,sous Lefebvre, venait de prendre position àNeustadt et Abensberg . Vandamme à la tête des Wurtemburgeois(] 0,000),Bessières avec la cavalerie du réserve (12,000), étaient échelonnés sur leDanube, à Vohburg, Neuburg, Ingolstadt et Donauwerth; enfin, Ou-