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CAMPAGNE DE 1809.
lestent à-la-fois son active prévoyance et l’avantage du théâtre où il avaitsu porter la guerre. Il fit occuper Mautern assez fortement pour trou-bler le rétablissement dupont, couvrit de bons rctranchemens ceux deLintz et d’Ens, et défendit de même les approches de Mauthausen et dela forteresse de Passau . A la garde de ces points les seuls accessibles, ilplaça Vandamme dont les éclaireurs se portèrent sur les routes de la Bo-hême, et que Bernadolte et Davout soutinrent en s’échelonnant le longdu fleuve. Leurs forces réunies suffisaient pour soutenir une attaque gé-nérale et donner à toute l’armée le temps d’accourir. Les communica-tions ainsi assurées, Napoléon conduisit à Vienne les autres corps et lagarde. Cette grande ville était dans une extrême exaspération. Elle fermases portes ; les habitans firent feu sur une députation que les autoritésavaient envoyée au quartier-général;enfin les parlementaires français eu-rent peine à se soustraire à la fureur de la populace. Il fallut recourir auxmesures militaires. La promenade du Prater fut occupée , des batteriess’élevèrent qui lancèrent jusqu’au centre de la ville une grêle de bombeset de boulets. Enfin, au bout de deux jours, on parvint à s’entendre etune capitulation fut signée; mais cette courte résistance avait donné auxAutrichiens le temps de préparer la destruction des ponts et de prendreposition de l’autre côté du Danube .
Napoléon et le généralissime, séparés par ce large fleuve , cherchèrentl’un et l’autre à en défendre et à en forcer le passage. Le premier préparason mouvement offensif auprès devienne qu’il avait pris pour centre desesapprovisionneinens; l’autre, au contraire, préoccupé, comme son ad-versaire l’avait prévu, d’opérer sur les derrières de l’armée, tenta d’enleverle pont de Liutz. Les deux attaques, en sens inverse, eurent lieu lemême jour, elles échouèrent toutes deux.
Kollowrath, soutenu par un détachement qui, se portant à Krems, tinten échec Davout, ouvrit le feu à la tête du pont de Lintz. Il fut d’abordvaillamment contenu par Vandamme; puis, Bernadotte , survenant aufort du combat, lui fit lâcher prise et le poursuivit l’épée dans les reinsjusqu’aux montagnes.
Du côté des Français , Lannes jeta sur la rive gauche, dont les enne-mis s’étaient écartés, une avant-garde destinée à protéger la reconstruc-tion d’un des ponts de Vienne . Cette troupe se mit mal-à-propos à ti-railler dans la plaine , elle attira une brigade de Ililler qui, après l’avoirdétruite, se posta de manière à empêcher les travaux.
Il fallut renoncer à défiler sur-le-champ ; mais pendant que Lanneséchouait, Massena ayant reconnu les bras du Danube que forme l’île deLobau, commença à établir, sans etre inquiété, des ponts dont l’empereurrésolut de profiter pour l’armée entière. Il lui donna les positions sui-