CAMPAGNE DE 1809. 369
lachicli, qui cherchait à rejoindre Ililler, le coupa de Lambach, le rejetadans le Simmeringet se porta sur Inspruck : deWrède marcha par Salzburg ;Deroi, par Rosenheim et Kufstein . Chasteler courut à la rencontre deces deux colonnes et prit position à Vœrgl, nœud des roules quellessuivaient. Couvert à droite par les défilés de Lofer et de Saint-Jean quegardait la population en armes, il se disposa à recevoir rudement la di-vision Deroi. Mais le maréchal enleva les deux passages en un clin-d’œilet parut inopinément sur le champ de bataille comme l’action était en-gagée. Chasteler fut mis en déroute, on le poussa jusqu’à Inspruck oùil ne jugea point à propos de se défendre, on l’entassa dans la routeétroite de Lienz . Lefebvre fit son entrée dans la capitale du Tyrol quidéposa momentanément les armes; puis, obéissant aux ordres de l’em-pereur, il partit pour Lintz, s’en remettant pour anéantir Chasteler àl’armée d’Italie .
Le prince Jean se replia pied à pied en se mettant chaque jour en ba-taille. Mais, atteint et rompu au passage de la Piave, il rentra précipi-tamment dans les provinces impériales. Puis, comptant, pour arrêter lesvainqueurs et couvrir la retraite de Jellachich, sur les fortifications quidéfendaient la frontière et sur le camp retranché de Laybach, il pro-longea sa marche jusqu a Grætz, dans le dessein de rallier les levéeshongroises que l’archiduc Raynier réunissait à Kœrmend .
Pour pénétrer dans les états autrichiens, Eugène forma son arméeen deux colonnes : l’une qu’il conduisit en personne (3o,ooo) prit laroute de Clagenfurth; l’autre, commandée par Macdonald (16,000)marcha sur Laybach. Celle-ci s’empara de Palma-Nova, de Trieste ; à sonapproche, Gyulai, qui commandait les troupes du camp de Laybach,se replia sur Carlstadt et le laissa, sans coup férir, occuper le campet la ville. Le vice-roi força avec le même succès les cols des Alpes dePonteba à Tarvis. U fit tomber tous les points fortifiés par l’ennemi etl’armée entière se déploya dans les provinces méridionales. La droitepointa sur Malirburg; la gauche sur Leoben et Vienne; le centre,formé d’un détachement d’Eugène, prit la route de Klagenfurth àMalirburg.
Chemin faisant', le vice-roi écrasa Jellachich qui, depuis long-tempsisolé dans le Simmering, cherchait enfin à se jeter dans les rangs del’archiduc Jean. Les deux corps d’armée partant, l’un de Mautern,l’autre de Judenburg , arrivèrent presque au même instant au pont deSaint-Michel. L’ennemi eut à peine le temps de faire volte-face et dese former, la rivière à dos. Cette disposition eut ses conséquences ordi-naires. Jellachich culbuté perdit toute sa troupe et s’échappa difficilementavec quelques centaines de cavaliers. Il porta l’alarme au quartier géné-