370 GUERRES DE LA RÉVOLUTION.
ral de l’archiduc qui, ne se trouvant pas en sûreté à Grætz, se retira entoute hâte à Kœrmend.
Le lendemain Macdonald ayant pris possession de la ville de Grætz,chargea la division Broussier d’assiéger le château. Eugène entra à Bruck,et ses coureurs rencontrèrent les postes de Lauriston. La jonction étaitfaite entre les armées d’Allemagne et d’Italie .
Marmont seul était encore en arrière (i 5 ,ooo hommes), l’archiducavait détaché de sa gauche la division Stoïevich qui s’était postée à Gos-pioz pour le couper de Fiume.
U partit de Zara, passa bravement sur le corps de Stoïevich, le poussal’épée dans les reins et le força de se jeter vers Carlsbad pour rallierGyulai. La route de Grætz était ouverte, mais l’intervalle était grandentre l’arrière-garde du vice-roi et la tête de Marmont. Les générauxautrichiens en profitèrent : Chasleler pour s’échapper; Gyulai pour es-sayer de barrer de nouveau le passage. Le premier, qui épiait le mo-ment, descendit deLienz sur Clagenfurth où le vice-roi avait laissé gar-nison. Il feignit d’investir la place, puis, faisant un détour, il passa laDrave à Wælkermarkt, et gagna à marches forcées Mahrburg puis Kœr-mend. Le second, fort de a 5 ,ooo, se porta en masse à Pettau aprèsavoir envoyé d’Agram à Laybach un faible détachement pour éclairer lamarche de Marmont.
Cependant Eugène et Macdonald rangés de Neusladt à Glcisdorf te-naient en échec les princes Jean et Raynier, lorsqu’ils reçurent l’ordrede les chasser de Kœrmend et de les refouler sur la rive gauche duDanube .
Soutenu par un détachement de la grande-armée qui descendit lefleuve jusqu’au confluent de la Raab, Eugène se porta par Guns surPapœz, tandis que Macdonald pointa directement par Furstenfeld surKœrmend . L’armée ennemie, débordée par sa droite recula jusqu’àRaab où elle fit halle pour recevoir la bataille, forte de 5 o,ooohommes, dont moitié environ fournis par l’insurrection hongroise. Raab est une place forte que fortifiait encore un camp retranché situésur un plateau qui encaisse la rivière. L’ennemi s’appuya, par sa droiteaux remparts; par sa gauche à une ferme crénelée. En deux heures lespositions furent enlevées: les Autrichiens culbutés, enfoncés sur tousles points, profitèrent du reste de la journée et de la nuit pour se retirerà Komorn. Us avaient essuyé une perte de 6000 hommes. Il ne restaitsur la rive droite du Danube que Gyulai, dont les manœuvres tendaientà repousser Marmont sur l’Italie . Au sortir de Laybach, le général fran-çais poussa jusqu’à Gonowitz, les éclaireurs ennemis qui avaient faitmine de lui résister. Arrivé là, il sut que des forces supérieures occu-