CAMPAGNES D’ESPAGNE EN 1810, 1811 ET 1812. 37?:
lo maréchal Soult, formant avec la réserve 55 ,ooo hommes; 2° enobservation aux frontières du Portugal : à cheval sur le Tagc, le 2 e corps(22,000), général Reynier; en avant de Salamanque , le 6 e corps (22,000),sous Nev; puis, la cavalerie de Montbrun (6,000). Dans le royaume deLéon, le8 c corps (22,000), sous Junot; 3 ° dans les hautes vallées du Tage ,de l’Ebrc, du Duero , des corps détachés, y compris une partie de lagarde (70,000), qui reçurent plus tard le nom d’armées du centre et dunord ; 4 ° c-r la Bidassoa , le g 0 corps (23,000), général Drouet; 5 ° enCatalogne , le n" corps (/jo,oooj, commandé successivement par Auge-reau et Macdonald; 6° en Aragon, le 3 ° corps ( 4 o,000), sous Suchet,
On voit par cette seule indication, cinq théâtres d’opérations distincts.Les forces du centre et du nord et le g 0 corps étaient chargés spécialementd’assurer les communications avec la France :|Augereau, de réduire uneà une dos forteresses dont l’exemple de Gironè faisait pressentir la té-nacité : Suchet, de conserver l’Aragon et d’envahir Valence ; missionsqui, malgré leur importance, 11’étaient qu’accfissoires.
Les coups décisifs devaient être portés par l’armée de la Manche oudu midi, qui faisait face à la régence de Séville, et par les corps du Por-tugal opposés à Wellington. O11 ne doutait point que le général anglais ne se tînt sur la défensive; lui qui, à la seule nouvelle de l’armistice deZnaym, s’était empressé de rentrer dans ses camps; on résolut de faireirruption en Andalousie sans craindre, de sa part, une diversion sur laligne de retraite.
Du côté des Espagnols , il y avait en armes, outre des nuées de guéril-las : i° dans la Gallice et les Asturies , 18,000 hommes; 2°dans l’Estra-madure, sous le canon de Badajoz , l’ancienne armée de La Romana(20,000), attirée au midi par le désastre d’Ocana; 3 ° sur les confins del’Andalousie et aux défilés de la Sierra-Morena, le corps d’Albuquerque (12,000) et les débris d’Areizaga (25,000); 4 ° à Valence , 12 à 16,000houuuos sous Curo ; 5 ° En Aragon, n à i 3 ,ooo hommes, débris do 1 ar-mée battue à Belchito; 6" et enfin en Catalogne , 4°,000 hommes, com-mandés par lluestrosa, puis par O’Donnell.
L’armée du midi se rapprocha delà Sierra-Morena , que les ingénieursespagnols avaient retranchée et dont les cols étaient minés. Soult formatrois colonnes. Mortier, au centre, fut chargé de franchir le défilé deDospena-Perros, où Areizaga avait porté le fort de la défense. O11l’aborda de front, on le tourna parla gauche, en pénétrant par le Puertodel-Rcy, où passait autrefois la chaussée. On attaqua si vivement, quel’enneini eut à peine le temps de faire jouer les mines, dont l’effet futmédiocre; on prit les canons, on dispersa la troupe, et dèsle lendemainle quartier général s’établit à Baylen, de douloureuse mémoire. Victor