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Tableau des guerres de la révolution de 1792 à 1815 / par P.G. [Paul Gayant], ancien élève de l'Ecole Polytechnique
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39Ô ‘ GÜÊRRËS DE LA RÉVOLUTION.

Au premier mouvement sérieux des Français elles se replièrent au-delàdes monts et s’établirent sur le liaut Llobregat. Augereau, après avoirpris possession de Vieil, fit ses dispositions pour enlever Ilostalrichdont la garnison le séparait de Barcelone . Cependant il partit lui-même avec goo hommes pour ravitailler celte grande ville. Il y par-vint non sans combattre à chaque pas, et fit, à Granollers , sa jonc-tion avec la garnison qui avait détaché 2000 hommes à sa rencontre.Lorsqu’il eut introduit dans Barcelone le convoi qu’il escortait, il re-vint à Ilostalrich à portée de l’armée ennemie dans la prévoyance d’uneattaque de flanc. En effet O’Donnel, qui la commandait alors, aprèss’être concentré àManresa, déboucha sur Vieil ; mais aux approches decette ville il fut contenu par la division qui s’y était postée et, lorsqu’elleeut reçu des renforts, il fut battu et rejeté sur la Scgrc.

Avant de se lancer à sa poursuite Augereau voulut réduire Ilostalrich,mais cette bicoque le retint jusqu’au milieu d’avril. Pendant le siège, scsefforts se bornèrent à défendre les lignes de blocus des mouvemeusd’O’Donnell pour dégager la garnison. Lorsqu’il l’eut réduite aux der-nières extrémités il eut la douleur de là voir s échapper. Ce fut à cetteépoque que l’empereur, irrité, le remplaça par Macdonald, et chargea deprendre Lerida , Suchet dont l’approche eut pour effet de ramener à Ta-ragonc toutes les forces espagnoles.

Macdonald 11e fut pas plus heureux que scs prédécesseurs : duranttrois mois, il fut absorbé par le soin d’approvisionner Barcelone . Il coo-péra ensuite au siège de Tort ose, en menaçant Taragone et en réussis-sant de la sorte à tenir en éôhcc O’Donncll. Mais la difficulté des vivres1 ayant forcé de s’éloigner, toute son attention fut bientôt attirée au nordde la province, oh le général espagnol ranima la guerre par une expé-dition aussi heureuse que hardie.

Après avoir expédié par mer ses convois et son artillerie, O’Donnell,trompant la surveillance des postes français, circula autour de Barcelone ,àrhia sa troupe près dü rivage, et entoura inopinément La Bisbal, oùSchwartz était cantonné avec i 3 oo hommes. Ce général fut enlevé; onprit Palamos, la Cerdagne fut envahie, et les guérillas osèrent se mon-trer sur le territoire de l’empire. Ces mouvemens contraignirent Macdo-nald à reporter scs forces en arrière : il fit entrer dans Barcelone un im-mense convoi, il échelonna 20,000 hommes dans cette ville, dans Gironnc,dans Figuères ; puis, avec i 5 ,ooo hommes, il revint seconder le siègede Tortose. Après la prise de la place, il marcha sur Taragone , où deviolentes dissensions venaient d’éclater. Mais il ne put en tirer parti ; lesentiment du danger commun rallia les Espagnols, ils nommèrent à laplace d’O’Donnell, qu’une grave blessure éloignait de l’année, le mur-