CAMPAGNES D’ESPAGNE EN 1810, 1811 ET 1812. A03
entièrement défaite et le centre profondément ébranlé. La droite seulerestait intacte ; Clausel rallia sur elle les débris de la gauche; le centres’établit sur un plateau qui lui permit de braver les efforts de l’ennemi etparvint, à la nuit, à se mettre en sûreté sur la rive droite delà Tonnés.Dans cette journée les pertes furent à-peu-près compensées : de chaquecôté, 5ooo tués ou blessés et, en outre, du côté des Français , 2000 pri-sonniers. Mais les suites curent une immense portée. L’armée battue,refoulée à Alba, ne pouvait plus atteindre le Duero sans risquer d’y êtreprévenue, elle était donc contrainte de se retirer obliquement sur Arre-valo pour gagner Valladolid , par un long détour. Cette circonstanceseule assurait aux Anglais l’initiative des mouvemens.
Le lendemain de la bataille, il y eut un engagement d’arrière-garde, etle même jour on rencontra les avant-postes du centre. On était serré detrop près pour opérer la jonction des deux années; elles se séparèrentpour couvrir : l’une Madrid , l’autre la route de France. Clausel prolon-gea sa marche jusqu’à Burgos, et Wellington, après avoir occupé Valla-dolid, laissant son aile gauche en observation sur le Duero , s’avança àgrands pas sur Madrid. C’est ce que les généraux français avaient prévu.Joseph céda le terrain, il évacua tour-à-tour Ségovie, Madrid , Aranjuez pour se jeter dans les rangs de Suchct. Wellington prit possession de lacapitale et porta son aile droite sur le Tage . Clausel, alors, revenant surses pas, rentra dans Valladolid et refoula l’aile gauche sur Arrevalo. Legénéral ennemi, frappé de surprise, y courut avec son centre, replia denouveau les Français; puis, renforcé de 1 2,000 Galliciens conduits par’Santo-Cildès, il les repoussa jusqu’à la Sicrra-d’Occa. Souham venait deremplacer Clausel ; il établit son quartier général à Briviesca , tandisque les alliés mirent le siège devant le château de Burgos que défendaitDubrcton, à la tête de 1800 hommes.
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