CAMPAGNE DE 1812 .’ Ml
âe Bialystock à Wolkowistk, une attitude offensive pour déboucher sur leflanc des colonnes d’attaque.Un corps de 16,000 hommes, sous Hœrtcl,posté à Mozyr, garda les défilés du marais de Pinsk, et une troisième ar-mée dite de réserve, dont on ignorait d’abord le but et la composition,se rassembla près de Lutsk , sur la route de Vienne à Kiew. On appritbientôt que Tormasof la commandait, qu’elle comptait 5 o,ooo hommes,et quelle était destinée, comme celle de Bagration , à opérer offensi-vement.
' Telles furent, outre une nuée de cosaques irréguliers, les forces quele czar plaça en première ligne ( 36 o,ooo). U y joignit plus tard l’arméede Moldavie ( 4 o,000) que les indécisions du sultan retinrent à Jassy jus-qu’à la conclusion de la paix, le corps de Finlande (12 à i 5 ,ooo), plusles milices de Moscou et les volontaires de Pétersbourg. Mais les apprêtsde Napoléon étaient en proportion de ces formidables moyens de dé-fense, et ce n’est pas une des moindres merveilles de son règne, d’êtrearrivé, supérieur en nombre, succès champs de bataille lointains avecles forces d’une coalition dont le seul lien était sa volonté.
L’Autriche, la Prusse, l’Espagne, le Portugal, Naples , le royaumed Italie, l’Illyrie, la Pologne , la confédération du Rhin, la Suisse , enfin1 Empire Français, qui comprenait alors Rome, la Toscane , Hambourg et la Hollande , fournirent leur contingent. Jamais tant de peuples si di-vers par les climats , leur langage, leur constitution politique, n’avaientmarché sous le même drapeau.
On avait levé 5 oo,ooo hommes. Déduction faite des réserves qui s’é-chelonnèrent sur la Vistule , l’Oder et l’Elbe , et du déficit ordinaire325,900 hommes (i 55 , 4 oo Français , 170,500 étrangers), traînant 984bouches à feu et d’innombrables convois,' parvinrent au Niémen .
La grande-armée était divisée , outre la garde, en treize corps, la plu-part commandés par les rois de la famille impériale et par les maréchaux
décorés des titres de leurs victoires.
1 er corps : maréchal Davout , duc d’Auerstadt, princed’Eckmuhl, 5 divisions, 8j bataillons français , 7 espagnols,
iG escadrons français et polonais en ligne. 5o,ooo
2' corps : maréchal Oudinot , duc de Reggio, 3 divi-sions, 33 bataillons français, 18 portugais, suisses , croates,
20 escadrons français en ligne. 26,000
3 corps : maréchal Ney, duc d’Elchingen , 3 divisions ,
27 bataillons français, 21 portugais , illyriens, wurtembur-
geois, 27 escadrons français et wurtemburgeois en ligne. . 28,000
A reporter. . . 104,000